Musnad Ahmad
Musnad Ahmad 322
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَمَّادٍ، وَعَفَّانُ، قَالَا حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ دَاوُدَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْأَوْدِيِّ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْحِمْيَرِيِّ، حَدَّثَنَا ابْنُ عَبَّاسٍ، بِالْبَصْرَةِ قَالَ أَنَا أَوَّلُ، مَنْ أَتَى عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ حِينَ طُعِنَ فَقَالَ احْفَظْ عَنِّي ثَلَاثًا فَإِنِّي أَخَافُ أَنْ لَا يُدْرِكَنِي النَّاسُ أَمَّا أَنَا فَلَمْ أَقْضِ فِي الْكَلَالَةِ قَضَاءً وَلَمْ أَسْتَخْلِفْ عَلَى النَّاسِ خَلِيفَةً وَكُلُّ مَمْلُوكٍ لَهُ عَتِيقٌ فَقَالَ لَهُ النَّاسُ اسْتَخْلِفْ فَقَالَ أَيَّ ذَلِكَ أَفْعَلُ فَقَدْ فَعَلَهُ مَنْ هُوَ خَيْرٌ مِنِّي إِنْ أَدَعْ إِلَى النَّاسِ أَمْرَهُمْ فَقَدْ تَرَكَهُ نَبِيُّ اللَّهِ عَلَيْهِ الصَّلَاة وَالسَّلَامُ وَإِنْ أَسْتَخْلِفْ فَقَدْ اسْتَخْلَفَ مَنْ هُوَ خَيْرٌ مِنِّي أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَقُلْتُ لَهُ أَبْشِرْ بِالْجَنَّةِ صَاحَبْتَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَطَلْتَ صُحْبَتَهُ وَوُلِّيتَ أَمْرَ الْمُؤْمِنِينَ فَقَوِيتَ وَأَدَّيْتَ الْأَمَانَةَ فَقَالَ أَمَّا تَبْشِيرُكَ إِيَّايَ بِالْجَنَّةِ فَوَاللَّهِ لَوْ أَنَّ لِي قَالَ عَفَّانُ فَلَا وَاللَّهِ الَّذِي لَا إِلَهَ إِلَّا هُوَ لَوْ أَنَّ لِي الدُّنْيَا بِمَا فِيهَا لَافْتَدَيْتُ بِهِ مِنْ هَوْلِ مَا أَمَامِي قَبْلَ أَنْ أَعْلَمَ الْخَبَرَ وَأَمَّا قَوْلُكَ فِي أَمْرِ الْمُؤْمِنِينَ فَوَاللَّهِ لَوَدِدْتُ أَنَّ ذَلِكَ كَفَافًا لَا لِي وَلَا عَلَيَّ وَأَمَّا مَا ذَكَرْتَ مِنْ صُحْبَةِ نَبِيِّ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَذَلِكَ.
Yahya ibn Hammad et Affan nous ont rapporté : Abu Awana nous a rapporté, d’après Dawud ibn Abdullah al-Awdi, d’après Humayd ibn Abd al-Rahman al-Himyari, qui a dit : « À Bassora, Ibn Abbas nous rapporta : “J’étais le premier à arriver auprès d’Umar — qu’Allah l’agrée — après qu’il eut été poignardé. Il me dit : ‘Retiens de moi trois choses, car je crains de ne pas vivre jusqu’à ce que les gens les apprennent. Premièrement, je n’ai pas tranché la question de la kalala. Deuxièmement, je n’ai désigné aucun successeur pour les gens. Troisièmement, tout esclave que je possède sera affranchi.’ Les gens lui dirent : ‘Désigne un successeur.’ Il répondit : ‘Quelle que soit l’option que je choisisse, quelqu’un de meilleur que moi l’a déjà fait : si je laisse aux gens le soin de décider, le Prophète d’Allah ﷺ l’a fait ; et si je désigne un successeur, Abu Bakr — qu’Allah l’agrée —, meilleur que moi, l’a fait.’ Je lui dis : ‘Réjouis-toi du Paradis : tu as accompagné longtemps le Messager d’Allah ﷺ, puis tu as exercé l’autorité sur les croyants avec force et rempli ton dépôt.’ Il répondit : ‘Quant à l’annonce du Paradis que tu me fais, par Allah, si le monde entier m’appartenait, Affan dit : “Non, par Allah, Celui en dehors de qui il n’est aucune divinité ! Si le monde entier m’appartenait…” — je le donnerais en rançon contre les terreurs qui m’attendent, avant de savoir ce qu’il en sera. Quant à tes paroles sur mon autorité sur les croyants, par Allah, j’aurais souhaité que cela fût juste équilibré, sans mérite pour moi ni faute à ma charge. Quant à ce que tu as mentionné de ma compagnie avec le Prophète d’Allah ﷺ, c’est là l’essentiel.’” »