Musnad Ahmad

Musnad Ahmad 335

Texte arabe du hadith

حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا رَبَاحٌ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ لَمَّا تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَكَفَرَ مَنْ كَفَرَ قَالَ قَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ يَا أَبَا بَكْرٍ كَيْفَ تُقَاتِلُ النَّاسَ وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ فَمَنْ قَالَ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ فَقَدْ عَصَمَ مِنِّي مَالَهُ وَنَفْسَهُ وَحِسَابُهُ عَلَى اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ قَالَ أَبُو بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ لَأُقَاتِلَنَّ مَنْ فَرَّقَ بَيْنَ الصَّلَاةِ وَالزَّكَاةِ إِنَّ الزَّكَاةَ حَقُّ الْمَالِ وَاللَّهِ لَوْ مَنَعُونِي عَنَاقًا كَانُوا يُؤَدُّونَهَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَقَاتَلْتُهُمْ عَلَى مَنْعِهَا فَقَالَ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ وَاللَّهِ مَا هُوَ إِلَّا أَنْ رَأَيْتُ أَنَّ اللَّهَ قَدْ شَرَحَ صَدْرَ أَبِي بَكْرٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ بِالْقِتَالِ فَعَرَفْتُ أَنَّهُ الْحَقُّ‏.‏

Traduction

Ibrahim ibn Khalid nous a rapporté : Rabah nous a rapporté, d’après Ma‘mar, d’après al-Zuhri, d’après Ubayd Allah ibn Abdullah ibn Utba, d’après Abu Hurayra — qu’Allah l’agrée —, qui a dit : « Lorsque le Messager d’Allah ﷺ mourut et que certains renièrent la foi, Umar ibn al-Khattab — qu’Allah l’agrée — dit : “Abu Bakr, comment peux-tu combattre ces gens alors que le Messager d’Allah ﷺ a dit : ‘J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Nulle divinité n’est digne d’adoration en dehors d’Allah.” Celui qui le dit protège ainsi ses biens et sa personne contre moi, et son compte relève d’Allah, Puissant et Majestueux’ ?” Abu Bakr — qu’Allah l’agrée — répondit : “Par Allah, je combattrai quiconque sépare la prière de l’aumône obligatoire. L’aumône obligatoire est un droit dû sur les biens. Par Allah, s’ils me refusent même un chevreau qu’ils remettaient au Messager d’Allah ﷺ, je les combattrai pour ce refus.” » Umar — qu’Allah l’agrée — dit : « Par Allah, dès que je vis qu’Allah avait ouvert le cœur d’Abu Bakr au combat, je sus qu’il avait raison. »