Musnad Ahmad

Musnad Ahmad 362, 363

Texte arabe du hadith

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا جَمْرَةَ الضُّبَعِيَّ، يُحَدِّثُ عَنْ جُوَيْرِيَةَ بْنِ قُدَامَةَ، قَالَ حَجَجْتُ فَأَتَيْتُ الْمَدِينَةَ الْعَامَ الَّذِي أُصِيبَ فِيهِ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ فَخَطَبَ فَقَالَ إِنِّي رَأَيْتُ كَأَنَّ دِيكًا أَحْمَرَ نَقَرَنِي نَقْرَةً أَوْ نَقْرَتَيْنِ شُعْبَةُ الشَّاكُّ فَكَانَ مِنْ أَمْرِهِ أَنَّهُ طُعِنَ فَأُذِنَ لِلنَّاسِ عَلَيْهِ فَكَانَ أَوَّلَ مَنْ دَخَلَ عَلَيْهِ أَصْحَابُ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ثُمَّ أَهْلُ الْمَدِينَةِ ثُمَّ أَهْلُ الشَّامِ ثُمَّ أُذِنَ لِأَهْلِ الْعِرَاقِ فَدَخَلْتُ فِيمَنْ دَخَلَ قَالَ فَكَانَ كُلَّمَا دَخَلَ عَلَيْهِ قَوْمٌ أَثْنَوْا عَلَيْهِ وَبَكَوْا قَالَ فَلَمَّا دَخَلْنَا عَلَيْهِ قَالَ وَقَدْ عَصَبَ بَطْنَهُ بِعِمَامَةٍ سَوْدَاءَ وَالدَّمُ يَسِيلُ قَالَ فَقُلْنَا أَوْصِنَا قَالَ وَمَا سَأَلَهُ الْوَصِيَّةَ أَحَدٌ غَيْرُنَا فَقَالَ عَلَيْكُمْ بِكِتَابِ اللَّهِ فَإِنَّكُمْ لَنْ تَضِلُّوا مَا اتَّبَعْتُمُوهُ فَقُلْنَا أَوْصِنَا فَقَالَ أُوصِيكُمْ بِالْمُهَاجِرِينَ فَإِنَّ النَّاسَ سَيَكْثُرُونَ وَيَقِلُّونَ وَأُوصِيكُمْ بِالْأَنْصَارِ فَإِنَّهُمْ شَعْبُ الْإِسْلَامِ الَّذِي لَجِئَ إِلَيْهِ وَأُوصِيكُمْ بِالْأَعْرَابِ فَإِنَّهُمْ أَصْلُكُمْ وَمَادَّتُكُمْ وَأُوصِيكُمْ بِأَهْلِ ذِمَّتِكُمْ فَإِنَّهُمْ عَهْدُ نَبِيِّكُمْ وَرِزْقُ عِيَالِكُمْ قُومُوا عَنِّي قَالَ فَمَا زَادَنَا عَلَى هَؤُلَاءِ الْكَلِمَاتِ قَالَ مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ قَالَ شُعْبَةُ ثُمَّ سَأَلْتُهُ بَعْدَ ذَلِكَ فَقَالَ فِي الْأَعْرَابِ وَأُوصِيكُمْ بِالْأَعْرَابِ فَإِنَّهُمْ إِخْوَانُكُمْ وَعَدُوُّ عَدُوِّكُمْ حَدَّثَنَا حَجَّاجٌ أَنْبَأَنَا شُعْبَةُ سَمِعْتُ أَبَا جَمْرَةَ الضُّبَعِيَّ يُحَدِّثُ عَنْ جُوَيْرِيَةَ بْنِ قُدَامَةَ قَالَ حَجَجْتُ فَأَتَيْتُ الْمَدِينَةَ الْعَامَ الَّذِي أُصِيبَ فِيهِ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ فَخَطَبَ فَقَالَ إِنِّي رَأَيْتُ كَأَنَّ دِيكًا أَحْمَرَ نَقَرَنِي نَقْرَةً أَوْ نَقْرَتَيْنِ شُعْبَةُ الشَّاكُّ قَالَ فَمَا لَبِثَ إِلَّا جُمُعَةً حَتَّى طُعِنَ فَذَكَرَ مِثْلَهُ إِلَّا أَنَّهُ قَالَ وَأُوصِيكُمْ بِأَهْلِ ذِمَّتِكُمْ فَإِنَّهُمْ ذِمَّةُ نَبِيِّكُمْ قَالَ شُعْبَةُ ثُمَّ سَأَلْتُهُ بَعْدَ ذَلِكَ فَقَالَ فِي الْأَعْرَابِ وَأُوصِيكُمْ بِالْأَعْرَابِ فَإِنَّهُمْ إِخْوَانُكُمْ وَعَدُوُّ عَدُوِّكُمْ‏.‏

Traduction

Abu Jamra al-Duba‘i nous a rapporté : Shu‘ba nous a rapporté, d’après Juwayriya ibn Qudama, qui dit : « J’accomplis le pèlerinage, puis me rendis à Médine l’année où Umar — qu’Allah l’agrée — fut frappé. Il prononça un discours et dit : “J’ai vu en rêve comme si un coq rouge me donnait un ou deux coups de bec.” Shu‘ba précise qu’il y a un doute sur le nombre. L’événement fut qu’il fut poignardé. On autorisa alors les gens à entrer auprès de lui. Les premiers à le visiter furent les Compagnons du Prophète ﷺ, puis les habitants de Médine, puis ceux de Syrie ; ensuite, les habitants d’Irak furent autorisés, et je fus parmi ceux qui entrèrent. Chaque groupe qui entrait le louait et pleurait. Quand nous entrâmes, il avait le ventre bandé d’un tissu de turban noir et le sang coulait. Nous lui dîmes : ‘Donne-nous tes conseils.’ Personne d’autre que nous ne lui demanda de recommandation. Il dit : ‘Attachez-vous au Livre d’Allah : tant que vous le suivrez, vous ne vous égarerez pas.’ Nous lui dîmes : ‘Donne-nous encore un conseil.’ Il dit : ‘Je vous recommande les Émigrés : les gens deviendront plus nombreux, tandis qu’eux diminueront. Je vous recommande les Ansar : ils sont le groupe de l’islam auprès duquel il a trouvé refuge. Je vous recommande les Bédouins : ils sont votre origine et votre soutien. Je vous recommande les gens liés à vous par un pacte [les protégés non musulmans] : ils sont sous le pacte de votre Prophète et contribuent à la subsistance de vos familles. Levez-vous et laissez-moi.’ Il ne nous dit rien de plus que ces paroles. » Muhammad ibn Ja‘far dit : Shu‘ba ajouta : « Je l’interrogeai ensuite à ce sujet, et il dit, concernant les Bédouins : “Je vous recommande les Bédouins : ce sont vos frères et les ennemis de vos ennemis.” »

Une autre chaîne nous a été rapportée par Hajjaj : Shu‘ba nous informa ; il dit avoir entendu Abu Jamra al-Duba‘i rapporter de Juwayriya ibn Qudama, qui raconta qu’il avait accompli le pèlerinage et était venu à Médine l’année où Umar — qu’Allah l’agrée — fut frappé. Umar prononça un discours : « J’ai vu en rêve un coq rouge me donner un ou deux coups de bec » — Shu‘ba doutait du nombre. Une semaine ne s’était pas écoulée qu’il fut poignardé. Il rapporta le même récit, sauf qu’il dit au sujet des gens du pacte : « Je vous recommande les gens protégés par le pacte, car ils relèvent du pacte de votre Prophète. » Shu‘ba dit qu’il l’interrogea ensuite et qu’au sujet des Bédouins, il dit : « Je vous recommande les Bédouins : ce sont vos frères et les ennemis de vos ennemis. »