Musnad Ahmad
Musnad Ahmad 89
J'ai vu un songe que je n'interprète que comme l'approche de mon terme : j'ai vu comme si un coq m'avait piqué de deux coups de bec. On m'a mentionné qu'il s'agissait d'un coq rouge. Je l'ai raconté à Asmā' bint `Umays, l'épouse d'Abū Bakr, qui a dit : « Un homme d'entre les non-Arabes (Persans) te tuera. » Et les gens me demandent de désigner un successeur, mais Allāh ne va pas faire dépérir Sa religion et Son califat avec lesquels Il a envoyé Son Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allāh soient sur lui). Et si un ordre m'atteint rapidement, la shūrā se fera entre ces six personnes avec lesquelles le Messager d'Allāh (que la paix et les bénédictions d'Allāh soient sur lui) est décédé en étant satisfait d'elles. Celui d'entre eux à qui vous prêtez serment d'allégeance, écoutez-le et obéissez-lui. Certes, je sais que des gens porteront des coups de langue dans cette affaire ; je les ai combattus de mes propres mains pour l'Islam. Ceux-là sont les ennemis d'Allāh, les mécréants égarés. Par Allāh ! Je ne laisse rien dans ce que mon Seigneur m'a confié et par quoi Il m'a institué calife qui me tienne plus à cœur que la Kalāla. Par Allāh ! Le Prophète d'Allāh (que la paix et les bénédictions d'Allāh soient sur lui) n'a jamais été aussi dur avec moi à propos de quoi que ce soit depuis que je l'accompagne, plus qu'il n'a été dur avec moi au sujet de la Kalāla, au point qu'il m'a planté le doigt dans la poitrine et a dit : « Ô `Umar, ne te suffit-elle pas, le verset d'été descendu à la fin de la sourate An-Nisā' ? » Et si je vis, je jugerai en la matière d'un jugement que connaîtront celui qui lit et celui qui ne lit pas. Et j'atteste Allāh contre les gouverneurs des grandes villes que je ne les ai envoyés que pour enseigner aux gens leur religion et la Sunna de leur Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allāh soient sur lui), et pour me renvoyer ce qui leur est obscur. Puis, ô vous les gens, vous mangez de deux arbres que je ne trouve que malsains : l'ail et l'oignon. Par Allāh ! J'ai certes vu le Messager d'Allāh (que la paix et les bénédictions d'Allāh soient sur lui) trouver leur odeur chez l'homme dans la mosquée, et ordonner qu'on le prenne par la main et qu'on le sorte de la mosquée vers Al-Baqī`. Quiconque en mange, qu'il en tue donc l'odeur par la cuisson ! » Il a dit : « Il a fait un sermon aux gens le vendredi, et il a été frappé le mercredi. »