Musnad Ahmad

Musnad Ahmad 468

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنَا عَفَّانُ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ بْنِ سَهْلٍ، قَالَ كُنْتُ مَعَ عُثْمَانَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فِي الدَّارِ وَهُوَ مَحْصُورٌ قَالَ وَكُنَّا نَدْخُلُ مَدْخَلًا إِذَا دَخَلْنَاهُ سَمِعْنَا كَلَامَ مَنْ عَلَى الْبَلَاطِ قَالَ فَدَخَلَ عُثْمَانُ يَوْمًا لِحَاجَةٍ فَخَرَجَ إِلَيْنَا مُنْتَقِعًا لَوْنُهُ فَقَالَ إِنَّهُمْ لَيَتَوَعَّدُونِي بِالْقَتْلِ آنِفًا قَالَ قُلْنَا يَكْفِيكَهُمُ اللَّهُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ قَالَ فَقَالَ وَبِمَ يَقْتُلُونِي فَإِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ إِنَّهُ لَا يَحِلُّ دَمُ امْرِئٍ مُسْلِمٍ إِلَّا فِي إِحْدَى ثَلَاثٍ رَجُلٌ كَفَرَ بَعْدَ إِسْلَامِهِ أَوْ زَنَى بَعْدَ إِحْصَانِهِ أَوْ قَتَلَ نَفْسًا بِغَيْرِ نَفْسٍ فَوَاللَّهِ مَا زَنَيْتُ فِي جَاهِلِيَّةٍ وَلَا إِسْلَامٍ وَلَا تَمَنَّيْتُ بَدَلًا بِدِينِي مُذْ هَدَانِي اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ وَلَا قَتَلْتُ نَفْسًا فَبِمَ يَقْتُلُونِي‏.‏
Traduction

J'étais avec 'Uthman, qu'Allah soit satisfait de lui, dans la maison alors qu'il était assiégé. Nous entrions dans un passage couvert, et lorsque nous y entrions, nous entendions les propos de ceux qui se trouvaient sur al-Balat.

Un jour, 'Uthman y entra pour un besoin, puis il sortit vers nous, le teint blême, et dit : « Ils viennent à l'instant de me menacer de me tuer. »

Nous dîmes : « Qu'Allah te suffise contre eux, ô Commandeur des croyants ! »

Il dit : « Et pourquoi me tueraient-ils ? Car j'ai entendu le Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, dire : “Il n'est pas licite de verser le sang d'un homme musulman sauf dans l'un de trois cas : un homme qui a mécru après son islam, ou qui a commis la fornication après son ihsan, ou qui a tué une âme sans talion pour une âme.” Par Allah, je n'ai jamais commis la fornication, ni dans la Jahiliyya ni dans l'islam, et je n'ai jamais souhaité remplacer ma religion par une autre depuis qu'Allah, Puissant et Majestueux, m'a guidé, et je n'ai jamais tué une âme. Alors pour quelle raison me tueraient-ils ? »