Musnad Ahmad
Musnad Ahmad 499
J’ai dit à ‘Uthmân : Qu’est-ce qui vous a portés à aller vers la sourate Al-Anfâl, qui fait partie des Mathânî, et vers la sourate Barâ’a, qui fait partie des Mi’în, puis à les joindre l’une à l’autre, sans écrire entre elles la ligne « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux », et à la mettre parmi les sept longues ? Qu’est-ce qui vous a portés à cela ?
Il dit : Il arrivait au Messager d’Allah, que la prière d’Allah et son salut soient sur lui, qu’un temps s’écoule alors que descendaient sur lui des sourates nombreuses, et lorsqu’on faisait descendre sur lui quelque chose, il appelait l’un de ceux qui écrivaient pour lui et disait : « Mettez ceci dans la sourate où il est mentionné ceci et cela », et lorsque des versets descendaient sur lui, il disait : « Mettez ces versets dans la sourate où il est mentionné ceci et cela », et lorsque descendait sur lui un verset, il disait : « Mettez ce verset dans la sourate où il est mentionné ceci et cela ». La sourate Al-Anfâl faisait partie des premières révélées à Médine, et la sourate Barâ’a faisait partie des dernières révélées du Coran. Son histoire ressemblait à son histoire, et nous avons pensé qu’elle en faisait partie. Puis le Messager d’Allah, que la prière d’Allah et son salut soient sur lui, fut rappelé sans nous avoir expliqué qu’elle en faisait partie. C’est pour cette raison que je les ai jointes l’une à l’autre, que je n’ai pas écrit entre elles la ligne « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux », et que je l’ai mise parmi les sept longues.