Muwatta Malik

Book 20, Hadith 131

Texte arabe du hadith
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، أَنَّ سَوْدَةَ بِنْتَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، كَانَتْ عِنْدَ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ فَخَرَجَتْ تَطُوفُ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ فِي حَجٍّ أَوْ عُمْرَةٍ مَاشِيَةً وَكَانَتِ امْرَأَةً ثَقِيلَةً فَجَاءَتْ حِينَ انْصَرَفَ النَّاسُ مِنَ الْعِشَاءِ فَلَمْ تَقْضِ طَوَافَهَا حَتَّى نُودِيَ بِالأُولَى مِنَ الصُّبْحِ فَقَضَتْ طَوَافَهَا فِيمَا بَيْنَهَا وَبَيْنَهُ ‏.‏ وَكَانَ عُرْوَةُ إِذَا رَآهُمْ يَطُوفُونَ عَلَى الدَّوَابِّ يَنْهَاهُمْ أَشَدَّ النَّهْىِ فَيَعْتَلُّونَ بِالْمَرَضِ حَيَاءً مِنْهُ فَيَقُولُ لَنَا فِيمَا بَيْنَنَا وَبَيْنَهُ لَقَدْ خَابَ هَؤُلاَءِ وَخَسِرُوا ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ مَنْ نَسِيَ السَّعْىَ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ فِي عُمْرَةٍ فَلَمْ يَذْكُرْ حَتَّى يَسْتَبْعِدَ مِنْ مَكَّةَ أَنَّهُ يَرْجِعُ فَيَسْعَى وَإِنْ كَانَ قَدْ أَصَابَ النِّسَاءَ فَلْيَرْجِعْ فَلْيَسْعَ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ حَتَّى يُتِمَّ مَا بَقِيَ عَلَيْهِ مِنْ تِلْكَ الْعُمْرَةِ ثُمَّ عَلَيْهِ عُمْرَةٌ أُخْرَى وَالْهَدْىُ ‏.‏ وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنِ الرَّجُلِ يَلْقَاهُ الرَّجُلُ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ فَيَقِفُ مَعَهُ يُحَدِّثُهُ فَقَالَ لاَ أُحِبُّ لَهُ ذَلِكَ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَمَنْ نَسِيَ مِنْ طَوَافِهِ شَيْئًا أَوْ شَكَّ فِيهِ فَلَمْ يَذْكُرْ إِلاَّ وَهُوَ يَسْعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ فَإِنَّهُ يَقْطَعُ سَعْيَهُ ثُمَّ يُتِمُّ طَوَافَهُ بِالْبَيْتِ عَلَى مَا يَسْتَيْقِنُ وَيَرْكَعُ رَكْعَتَىِ الطَّوَافِ ثُمَّ يَبْتَدِئُ سَعْيَهُ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ ‏.‏
Traduction

Sawda bint Abdallah ibn Umar, qui était chez Urwa ibn az-Zubayr, sortit pour accomplir le parcours entre Safa et Marwa à pied, lors d’un hajj ou d’une umra. C’était une femme corpulente. Elle arriva au moment où les gens se dispersaient après la prière du isha, et elle n’avait pas achevé son parcours lorsqu’on fit le premier appel de l’aube ; puis elle acheva son parcours dans l’intervalle entre l’un et l’autre.

Quand Urwa les voyait accomplir le tawaf sur des montures, il le leur interdisait avec la plus ferme interdiction, et ils prétextaient la maladie par honte devant lui. Il avait coutume de nous dire, en confidence entre nous et lui : « Ceux-là ont certes échoué et ont perdu ».

Malik a dit : « Celui qui oublie le sa’y entre Safa et Marwa dans une umra et ne s’en souvient qu’après s’être éloigné de La Mecque, qu’il revienne et accomplisse le sa’y. Et s’il a déjà eu des rapports avec des femmes, qu’il revienne et accomplisse le sa’y entre Safa et Marwa jusqu’à compléter ce qui lui reste de cette umra ; ensuite, il lui incombe une autre umra et l’offrande sacrificielle ».

Malik fut interrogé au sujet d’un homme qu’un (autre) homme rencontre entre Safa et Marwa et qui s’arrête avec lui pour s’entretenir, et il dit : « Je n’aime pas cela pour lui ».

Malik a dit : « Celui qui oublie une partie de son tawaf ou en doute et ne s’en souvient que pendant qu’il accomplit le sa’y entre Safa et Marwa, qu’il interrompe son sa’y, puis complète son tawaf de la Maison selon ce dont il est certain, qu’il accomplisse les deux rak’as du tawaf, puis qu’il recommence son sa’y entre Safa et Marwa ».