Muwatta Malik

Book 20, Hadith 54

Texte arabe du hadith
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ الْحَارِثِ التَّيْمِيِّ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْهُدَيْرِ، أَنَّهُ رَأَى رَجُلاً مُتَجَرِّدًا بِالْعِرَاقِ فَسَأَلَ النَّاسَ عَنْهُ فَقَالُوا إِنَّهُ أَمَرَ بِهَدْيِهِ أَنْ يُقَلَّدَ فَلِذَلِكَ تَجَرَّدَ ‏.‏ قَالَ رَبِيعَةُ فَلَقِيتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ فَذَكَرْتُ لَهُ ذَلِكَ فَقَالَ بِدْعَةٌ وَرَبِّ الْكَعْبَةِ ‏.‏ وَسُئِلَ مَالِكٌ عَمَّنْ خَرَجَ بِهَدْىٍ لِنَفْسِهِ فَأَشْعَرَهُ وَقَلَّدَهُ بِذِي الْحُلَيْفَةِ وَلَمْ يُحْرِمْ هُوَ حَتَّى جَاءَ الْجُحْفَةَ قَالَ لاَ أُحِبُّ ذَلِكَ وَلَمْ يُصِبْ مَنْ فَعَلَهُ وَلاَ يَنْبَغِي لَهُ أَنْ يُقَلِّدَ الْهَدْىَ وَلاَ يُشْعِرَهُ إِلاَّ عِنْدَ الإِهْلاَلِ إِلاَّ رَجُلٌ لاَ يُرِيدُ الْحَجَّ فَيَبْعَثُ بِهِ وَيُقِيمُ فِي أَهْلِهِ ‏.‏ وَسُئِلَ مَالِكٌ هَلْ يَخْرُجُ بِالْهَدْىِ غَيْرُ مُحْرِمٍ فَقَالَ نَعَمْ لاَ بَأْسَ بِذَلِكَ ‏.‏ وَسُئِلَ أَيْضًا عَمَّا اخْتَلَفَ فِيهِ النَّاسُ مِنَ الإِحْرَامِ لِتَقْلِيدِ الْهَدْىِ مِمَّنْ لاَ يُرِيدُ الْحَجَّ وَلاَ الْعُمْرَةَ فَقَالَ الأَمْرُ عِنْدَنَا الَّذِي نَأْخُذُ بِهِ فِي ذَلِكَ قَوْلُ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ بِهَدْيِهِ ثُمَّ أَقَامَ فَلَمْ يَحْرُمْ عَلَيْهِ شَىْءٌ مِمَّا أَحَلَّهُ اللَّهُ لَهُ حَتَّى نُحِرَ هَدْيُهُ ‏.‏
Traduction

Rabīʿa ibn ʿAbdullāh ibn al-Hudayr vit en Iraq un homme en état d’ihram. Il interrogea les gens à son sujet et ils dirent : « Il a ordonné que l’on mette un collier à son animal sacrificiel, et c’est pour cela qu’il est entré en ihram. »

Rabīʿa dit : « Puis je rencontrai ʿAbdullāh ibn az-Zubayr et le lui mentionnai, et il dit : “Une innovation, par le Seigneur de la Kaaba !” »

Malik fut interrogé au sujet de celui qui part avec un animal sacrificiel pour lui-même, le marque et lui met un collier à Dhū l-Hulayfa, mais n’entre pas lui-même en ihram avant d’arriver à al-Juhfa. Il dit : « Je n’aime pas cela, et celui qui l’a fait n’a pas bien agi ; il ne convient pas qu’il mette un collier à l’animal sacrificiel ou qu’il le marque, sauf au moment de l’ihram, excepté un homme qui ne veut pas faire le Hajj : il l’envoie et reste auprès de sa famille. »

Malik fut interrogé : celui qui n’est pas en ihram peut-il partir avec l’animal sacrificiel ? Il dit : « Oui, il n’y a pas de mal à cela. »

Il fut aussi interrogé sur ce au sujet de quoi les gens divergèrent concernant l’ihram à cause du collier mis à l’animal sacrificiel par celui qui ne veut ni le Hajj ni la ʿUmra. Il dit : « La chose que nous suivons chez nous à ce sujet est la parole de ʿĀʾisha, la Mère des croyants : Le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, envoya son animal sacrificiel puis resta, et rien de ce qu’Allah lui avait rendu licite ne lui fut interdit jusqu’à ce que son animal sacrificiel fût égorgé. »