Muwatta Malik

Book 20, Hadith 86

Texte arabe du hadith
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ، أَنَّهَا قَالَتْ لَهُ يَا ابْنَ أُخْتِي إِنَّمَا هِيَ عَشْرُ لَيَالٍ فَإِنْ تَخَلَّجَ فِي نَفْسِكَ شَىْءٌ فَدَعْهُ تَعْنِي أَكْلَ لَحْمِ الصَّيْدِ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ فِي الرَّجُلِ الْمُحْرِمِ يُصَادُ مِنْ أَجْلِهِ صَيْدٌ فَيُصْنَعُ لَهُ ذَلِكَ الصَّيْدُ فَيَأْكُلُ مِنْهُ وَهُوَ يَعْلَمُ أَنَّهُ مِنْ أَجْلِهِ صِيدَ فَإِنَّ عَلَيْهِ جَزَاءَ ذَلِكَ الصَّيْدِ كُلِّهِ ‏.‏ وَسُئِلَ مَالِكٌ عَنِ الرَّجُلِ يُضْطَرُّ إِلَى أَكْلِ الْمَيْتَةِ وَهُوَ مُحْرِمٌ أَيَصِيدُ الصَّيْدَ فَيَأْكُلُهُ أَمْ يَأْكُلُ الْمَيْتَةَ فَقَالَ بَلْ يَأْكُلُ الْمَيْتَةَ وَذَلِكَ أَنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى لَمْ يُرَخِّصْ لِلْمُحْرِمِ فِي أَكْلِ الصَّيْدِ وَلاَ فِي أَخْذِهِ فِي حَالٍ مِنَ الأَحْوَالِ وَقَدْ أَرْخَصَ فِي الْمَيْتَةِ عَلَى حَالِ الضَّرُورَةِ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَأَمَّا مَا قَتَلَ الْمُحْرِمُ أَوْ ذَبَحَ مِنَ الصَّيْدِ فَلاَ يَحِلُّ أَكْلُهُ لِحَلاَلٍ وَلاَ لِمُحْرِمٍ لأَنَّهُ لَيْسَ بِذَكِيٍّ كَانَ خَطَأً أَوْ عَمْدًا فَأَكْلُهُ لاَ يَحِلُّ وَقَدْ سَمِعْتُ ذَلِكَ مِنْ غَيْرِ وَاحِدٍ وَالَّذِي يَقْتُلُ الصَّيْدَ ثُمَّ يَأْكُلُهُ إِنَّمَا عَلَيْهِ كَفَّارَةٌ وَاحِدَةٌ مِثْلُ مَنْ قَتَلَهُ وَلَمْ يَأْكُلْ مِنْهُ ‏.‏
Traduction

Aïcha, la Mère des croyants, lui dit : « Ô fils de ma sœur, ce ne sont que dix nuits ; si quelque chose s’agite en toi, délaisse-le », voulant dire par là manger de la viande de gibier.

Malik a dit au sujet de l’homme en ihram pour qui du gibier est chassé, puis ce gibier est préparé pour lui, puis il en mange tout en sachant qu’il a été chassé pour lui : il lui incombe la compensation pour la totalité de ce gibier.

Malik fut interrogé au sujet de l’homme contraint de manger de la bête morte alors qu’il est en ihram : doit-il chasser du gibier et le manger, ou doit-il manger la bête morte ? Il dit : « Il doit plutôt manger la bête morte. Car Allah, Béni et Exalté soit-Il, n’a permis à la personne en ihram ni de manger du gibier ni de s’en saisir dans aucune situation, alors qu’Il a permis la bête morte en cas de nécessité ».

Malik a dit : « Quant à ce que la personne en ihram a tué ou égorgé comme gibier, il n’est pas licite de le manger, ni pour celui qui n’est pas en ihram ni pour celui qui est en ihram, car ce n’est pas un égorgement valide, que ce soit par erreur ou volontairement, et donc le manger n’est pas licite. J’ai entendu cela de plus d’une personne. Et celui qui tue le gibier puis le mange n’a qu’une seule expiation, comme celui qui l’a tué sans en manger ».