Muwatta Malik

Book 41, Hadith 18

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ زُرَيْقِ بْنِ حَكِيمٍ الأَيْلِيِّ، أَنَّ رَجُلاً، يُقَالُ لَهُ مِصْبَاحٌ اسْتَعَانَ ابْنًا لَهُ فَكَأَنَّهُ اسْتَبْطَأَهُ فَلَمَّا جَاءَهُ قَالَ لَهُ يَا زَانٍ ‏.‏ قَالَ زُرَيْقٌ فَاسْتَعْدَانِي عَلَيْهِ فَلَمَّا أَرَدْتُ أَنْ أَجْلِدَهُ قَالَ ابْنُهُ وَاللَّهِ لَئِنْ جَلَدْتَهُ لأَبُوأَنَّ عَلَى نَفْسِي بِالزِّنَا ‏.‏ فَلَمَّا قَالَ ذَلِكَ أَشْكَلَ عَلَىَّ أَمْرُهُ فَكَتَبْتُ فِيهِ إِلَى عُمَرَ بْنِ عَبْدِ الْعَزِيزِ - وَهُوَ الْوَالِي يَوْمَئِذٍ - أَذْكُرُ لَهُ ذَلِكَ فَكَتَبَ إِلَىَّ عُمَرُ أَنْ أَجِزْ عَفْوَهُ ‏.‏ قَالَ زُرَيْقٌ وَكَتَبْتُ إِلَى عُمَرَ بْنِ عَبْدِ الْعَزِيزِ أَيْضًا أَرَأَيْتَ رَجُلاً افْتُرِيَ عَلَيْهِ أَوْ عَلَى أَبَوَيْهِ وَقَدْ هَلَكَا أَوْ أَحَدُهُمَا ‏.‏ قَالَ فَكَتَبَ إِلَىَّ عُمَرُ إِنْ عَفَا فَأَجِزْ عَفْوَهُ فِي نَفْسِهِ وَإِنِ افْتُرِيَ عَلَى أَبَوَيْهِ وَقَدْ هَلَكَا أَوْ أَحَدُهُمَا فَخُذْ لَهُ بِكِتَابِ اللَّهِ إِلاَّ أَنْ يُرِيدَ سِتْرًا ‏.‏ قَالَ يَحْيَى سَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ وَذَلِكَ أَنْ يَكُونَ الرَّجُلُ الْمُفْتَرَى عَلَيْهِ يَخَافُ إِنْ كُشِفَ ذَلِكَ مِنْهُ أَنْ تَقُومَ عَلَيْهِ بَيِّنَةٌ فَإِذَا كَانَ عَلَى مَا وَصَفْتُ فَعَفَا جَازَ عَفْوُهُ ‏.‏
Traduction

Un homme appelé Misbah demanda l’aide d’un de ses fils et il lui sembla qu’il tardait trop. Quand le fils vint à lui, il lui dit : « Ô fornicateur ! »

Zurayq dit : « Alors le fils me demanda aide contre lui. Quand je voulus le flageller, son fils dit : “Par Allah, si tu le flagelles, je reconnaîtrai contre moi-même la fornication.” Quand il dit cela, l’affaire devint confuse pour moi, alors j’écrivis à ce sujet à Umar ibn Abd al-Aziz — qui était le gouverneur à l’époque — et je le lui mentionnai. Umar m’écrivit de valider son pardon. »

Zurayq dit : « J’écrivis aussi à Umar ibn Abd al-Aziz : “Que penses-tu d’un homme qui est calomnié, ou dont les parents sont calomniés, et tous deux ou l’un d’eux sont morts ?” Il dit : Umar m’écrivit : “S’il pardonne, valide son pardon pour lui-même. Et si ses parents sont calomniés et que tous deux ou l’un d’eux sont morts, prends pour lui selon le Livre d’Allah, à moins qu’il ne veuille un voile.” »

Yahya dit : « J’ai entendu Malik dire : “C’est parce que l’homme calomnié craint que, si cela est dévoilé de lui, une preuve claire ne soit établie contre lui ; et s’il en est comme je l’ai décrit et qu’il pardonne, son pardon est valable.” »