Muwatta Malik

Book 39, Hadith 10

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنِي مَالِكٌ، أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيَّبِ، سُئِلَ عَنْ مُكَاتَبٍ، كَانَ بَيْنَ رَجُلَيْنِ فَأَعْتَقَ أَحَدُهُمَا نَصِيبَهُ فَمَاتَ الْمُكَاتَبُ وَتَرَكَ مَالاً كَثِيرًا فَقَالَ يُؤَدَّى إِلَى الَّذِي تَمَاسَكَ بِكِتَابَتِهِ الَّذِي بَقِيَ لَهُ ثُمَّ يَقْتَسِمَانِ مَا بَقِيَ بِالسَّوِيَّةِ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ إِذَا كَاتَبَ الْمُكَاتَبُ فَعَتَقَ فَإِنَّمَا يَرِثُهُ أَوْلَى النَّاسِ بِمَنْ كَاتَبَهُ مِنَ الرِّجَالِ يَوْمَ تُوُفِّيَ الْمُكَاتَبُ مِنْ وَلَدٍ أَوْ عَصَبَةٍ ‏.‏ قَالَ وَهَذَا أَيْضًا فِي كُلِّ مَنْ أُعْتِقَ فَإِنَّمَا مِيرَاثُهُ لأَقْرَبِ النَّاسِ مِمَّنْ أَعْتَقَهُ مِنْ وَلَدٍ أَوْ عَصَبَةٍ مِنَ الرِّجَالِ يَوْمَ يَمُوتُ الْمُعْتَقُ بَعْدَ أَنْ يَعْتِقَ وَيَصِيرَ مَوْرُوثًا بِالْوَلاَءِ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ الإِخْوَةُ فِي الْكِتَابَةِ بِمَنْزِلَةِ الْوَلَدِ إِذَا كُوتِبُوا جَمِيعًا كِتَابَةً وَاحِدَةً إِذَا لَمْ يَكُنْ لأَحَدٍ مِنْهُمْ وَلَدٌ كَاتَبَ عَلَيْهِمْ أَوْ وُلِدُوا فِي كِتَابَتِهِ أَوْ كَاتَبَ عَلَيْهِمْ ثُمَّ هَلَكَ أَحَدُهُمْ وَتَرَكَ مَالاً أُدِّيَ عَنْهُمْ جَمِيعُ مَا عَلَيْهِمْ مِنْ كِتَابَتِهِمْ وَعَتَقُوا وَكَانَ فَضْلُ الْمَالِ بَعْدَ ذَلِكَ لِوَلَدِهِ دُونَ إِخْوَتِهِ ‏.‏
Traduction

Saʿīd ibn al-Musayyab fut interrogé au sujet d’un mukātab appartenant en commun à deux hommes, dont l’un avait affranchi sa part ; puis le mukātab mourut en laissant de nombreux biens. Il dit que l’on verserait à celui qui était resté attaché à son contrat de kitāba ce qui lui restait dû, puis que les deux se partageraient le reste à parts égales.

Malik dit que lorsque le mukātab s’acquitte de son contrat et devient libre, seul l’hérite le plus en droit parmi les personnes liées à celui qui l’a pris sous contrat, parmi les hommes au jour où le mukātab décède, que ce soit une descendance ou des ʿaṣaba.

Il dit que cela vaut également pour tout affranchi : son héritage revient au plus proche parmi les personnes liées à celui qui l’a affranchi, parmi la descendance ou les ʿaṣaba mâles, au jour où l’affranchi meurt, après avoir été affranchi et être devenu une personne dont on hérite en vertu de la walāʾ.

Malik dit que les frères dans la kitāba sont au rang des enfants lorsqu’ils ont été pris ensemble sous contrat en un seul contrat, si aucun d’entre eux n’a d’enfant qui ait été inclus avec eux dans le contrat ou qui soit né pendant son contrat de kitāba. Si ensuite l’un d’entre eux périt en laissant des biens, on s’acquittera pour eux tous de tout ce qu’ils doivent au titre de leur kitāba, ils seront affranchis, et le surplus des biens après cela reviendra à ses enfants, à l’exclusion de ses frères.