Muwatta Malik

Book 39, Hadith 8

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنِي مَالِكٌ، أَنَّهُ بَلَغَهُ أَنَّ عُرْوَةَ بْنَ الزُّبَيْرِ، وَسُلَيْمَانَ بْنَ يَسَارٍ، سُئِلاَ عَنْ رَجُلٍ، كَاتَبَ عَلَى نَفْسِهِ وَعَلَى بَنِيهِ ثُمَّ مَاتَ هَلْ يَسْعَى بَنُو الْمُكَاتَبِ فِي كِتَابَةِ أَبِيهِمْ أَمْ هُمْ عَبِيدٌ فَقَالاَ بَلْ يَسْعَوْنَ فِي كِتَابَةِ أَبِيهِمْ وَلاَ يُوْضَعُ عَنْهُمْ لِمَوْتِ أَبِيهِمْ شَىْءٌ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَإِنْ كَانُوا صِغَارًا لاَ يُطِيقُونَ السَّعْىَ لَمْ يُنْتَظَرْ بِهِمْ أَنْ يَكْبَرُوا وَكَانُوا رَقِيقًا لِسَيِّدِ أَبِيهِمْ إِلاَّ أَنْ يَكُونَ الْمُكَاتَبُ تَرَكَ مَا يُؤَدَّى بِهِ عَنْهُمْ نُجُومُهُمْ إِلَى أَنْ يَتَكَلَّفُوا السَّعْىَ فَإِنْ كَانَ فِيمَا تَرَكَ مَا يُؤَدَّى عَنْهُمْ أُدِّيَ ذَلِكَ عَنْهُمْ وَتُرِكُوا عَلَى حَالِهِمْ حَتَّى يَبْلُغُوا السَّعْىَ فَإِنْ أَدَّوْا عَتَقُوا وَإِنْ عَجَزُوا رَقُّوا ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ فِي الْمُكَاتَبِ يَمُوتُ وَيَتْرُكُ مَالاً لَيْسَ فِيهِ وَفَاءُ الْكِتَابَةِ وَيَتْرُكُ وَلَدًا مَعَهُ فِي كِتَابَتِهِ وَأُمَّ وَلَدٍ فَأَرَادَتْ أُمُّ وَلَدِهِ أَنْ تَسْعَى عَلَيْهِمْ إِنَّهُ يُدْفَعُ إِلَيْهَا الْمَالُ إِذَا كَانَتْ مَأْمُونَةً عَلَى ذَلِكَ قَوِيَّةً عَلَى السَّعْىِ وَإِنْ لَمْ تَكُنْ قَوِيَّةً عَلَى السَّعْىِ وَلاَ مَأْمُونَةً عَلَى الْمَالِ لَمْ تُعْطَ شَيْئًا مِنْ ذَلِكَ وَرَجَعَتْ هِيَ وَوَلَدُ الْمُكَاتَبِ رَقِيقًا لِسَيِّدِ الْمُكَاتَبِ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ إِذَا كَاتَبَ الْقَوْمُ جَمِيعًا كِتَابَةً وَاحِدَةً وَلاَ رَحِمَ بَيْنَهُمْ فَعَجَزَ بَعْضُهُمْ وَسَعَى بَعْضُهُمْ حَتَّى عَتَقُوا جَمِيعًا فَإِنَّ الَّذِينَ سَعَوْا يَرْجِعُونَ عَلَى الَّذِينَ عَجَزُوا بِحِصَّةِ مَا أَدَّوْا عَنْهُمْ لأَنَّ بَعْضَهُمْ حُمَلاَءُ عَنْ بَعْضٍ ‏.‏
Traduction

Urwa ibn az-Zubayr et Sulayman ibn Yasar furent interrogés au sujet d’un homme qui avait conclu un contrat de kitaba pour lui-même et pour ses fils puis qui mourut : les fils du mukatab doivent-ils travailler pour la kitaba de leur père ou sont-ils esclaves ? Ils dirent tous deux : Ils doivent plutôt travailler pour la kitaba de leur père, et rien ne leur en sera déduit en raison de la mort de leur père.

Malik a dit : S’ils sont petits et incapables de travailler, on ne les attend pas jusqu’à ce qu’ils grandissent, et ils sont esclaves du maître de leur père, sauf si le mukatab a laissé de quoi s’acquitter pour eux de leurs versements jusqu’à ce qu’ils puissent assumer le travail. S’il y a dans ce qu’il a laissé de quoi s’acquitter pour eux, cela est payé pour eux et ils sont laissés dans leur état jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de travailler. S’ils paient, ils sont affranchis, et s’ils en sont incapables, ils restent esclaves.

Malik a dit au sujet du mukatab qui meurt en laissant des biens qui ne suffisent pas à solder la kitaba, et en laissant un enfant compris avec lui dans sa kitaba ainsi qu’une umm walad, et que son umm walad veut travailler pour eux : les biens lui sont remis si elle est digne de confiance à cet égard et assez forte pour travailler. Si elle n’est pas assez forte pour travailler ni digne de confiance pour les biens, rien de cela ne lui est donné, et elle ainsi que l’enfant du mukatab retournent comme esclaves au maître du mukatab.

Malik a dit : Si des gens concluent ensemble un seul contrat de kitaba alors qu’il n’y a aucun lien de parenté entre eux, et que certains d’entre eux sont incapables tandis que d’autres travaillent jusqu’à ce qu’ils soient tous affranchis, alors ceux qui ont travaillé se retourneront contre ceux qui ont été incapables pour la part de ce qu’ils ont payé pour eux, car les uns sont garants des autres.