Muwatta Malik

Book 43, Hadith 4

Texte arabe du hadith
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَمِعَ ابْنَ شِهَابٍ، يَقُولُ مَضَتِ السُّنَّةُ أَنَّ الرَّجُلَ، إِذَا أَصَابَ امْرَأَتَهُ بِجُرْحٍ أَنَّ عَلَيْهِ عَقْلَ ذَلِكَ الْجُرْحِ وَلاَ يُقَادُ مِنْهُ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَإِنَّمَا ذَلِكَ فِي الْخَطَإِ أَنْ يَضْرِبَ الرَّجُلُ امْرَأَتَهُ فَيُصِيبَهَا مِنْ ضَرْبِهِ مَا لَمْ يَتَعَمَّدْ كَمَا يَضْرِبُهَا بِسَوْطٍ فَيَفْقَأُ عَيْنَهَا وَنَحْوَ ذَلِكَ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ فِي الْمَرْأَةِ يَكُونُ لَهَا زَوْجٌ وَوَلَدٌ مِنْ غَيْرِ عَصَبَتِهَا وَلاَ قَوْمِهَا فَلَيْسَ عَلَى زَوْجِهَا إِذَا كَانَ مِنْ قَبِيلَةٍ أُخْرَى مِنْ عَقْلِ جِنَايَتِهَا شَىْءٌ وَلاَ عَلَى وَلَدِهَا إِذَا كَانُوا مِنْ غَيْرِ قَوْمِهَا وَلاَ عَلَى إِخْوَتِهَا مِنْ أُمِّهَا إِذَا كَانُوا مِنْ غَيْرِ عَصَبَتِهَا وَلاَ قَوْمِهَا فَهَؤُلاَءِ أَحَقُّ بِمِيرَاثِهَا وَالْعَصَبَةُ عَلَيْهِمُ الْعَقْلُ مُنْذُ زَمَانِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى الْيَوْمِ وَكَذَلِكَ مَوَالِي الْمَرْأَةِ مِيرَاثُهُمْ لِوَلَدِ الْمَرْأَةِ وَإِنْ كَانُوا مِنْ غَيْرِ قَبِيلَتِهَا وَعَقْلُ جِنَايَةِ الْمَوَالِي عَلَى قَبِيلَتِهَا ‏.‏
Traduction

La sunna s'est établie en ce sens que, lorsqu'un homme inflige une blessure à sa femme, le prix du sang (ʿaql) de cette blessure lui incombe et aucun talion (qiṣāṣ) n'est exercé contre lui.

Mālik dit : « Cela ne s'applique qu'en cas d'erreur, lorsqu'un homme frappe sa femme et que son coup l'atteint à un endroit qu'il ne visait pas, comme lorsqu'il la frappe avec un fouet et lui crève l'œil, et autres choses semblables. »

Mālik dit au sujet de la femme qui a un mari et un enfant qui ne sont pas de ses ʿaṣaba ni de son peuple : il n'incombe à son mari, s'il est d'une autre tribu, rien du prix du sang de son délit, ni à son enfant si ceux-ci sont d'autres que son peuple, ni à ses frères de mère s'ils sont d'autres que ses ʿaṣaba et son peuple. Ceux-là sont les plus en droit d'hériter d'elle, tandis que les ʿaṣaba sont ceux sur qui pèse le prix du sang depuis l'époque du Messager d'Allah — qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix — jusqu'à aujourd'hui. De même, les mawālī de la femme : leur héritage revient aux enfants de la femme, même s'ils sont d'une autre que sa tribu ; et le prix du sang du délit des mawālī incombe à sa tribu.