Muwatta Malik

Book 28, Hadith 9

Texte arabe du hadith
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، أَنَّهُ قَالَ قَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ أَيُّمَا رَجُلٍ تَزَوَّجَ امْرَأَةً وَبِهَا جُنُونٌ أَوْ جُذَامٌ أَوْ بَرَصٌ فَمَسَّهَا فَلَهَا صَدَاقُهَا كَامِلاً وَذَلِكَ لِزَوْجِهَا غُرْمٌ عَلَى وَلِيِّهَا ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَإِنَّمَا يَكُونُ ذَلِكَ غُرْمًا عَلَى وَلِيِّهَا لِزَوْجِهَا إِذَا كَانَ وَلِيُّهَا الَّذِي أَنْكَحَهَا هُوَ أَبُوهَا أَوْ أَخُوهَا أَوْ مَنْ يُرَى أَنَّهُ يَعْلَمُ ذَلِكَ مِنْهَا فَأَمَّا إِذَا كَانَ وَلِيُّهَا الَّذِي أَنْكَحَهَا ابْنَ عَمٍّ أَوْ مَوْلًى أَوْ مِنَ الْعَشِيرَةِ مِمَّنْ يُرَى أَنَّهُ لاَ يَعْلَمُ ذَلِكَ مِنْهَا فَلَيْسَ عَلَيْهِ غُرْمٌ وَتَرُدُّ تِلْكَ الْمَرْأَةُ مَا أَخَذَتْهُ مِنْ صَدَاقِهَا وَيَتْرُكُ لَهَا قَدْرَ مَا تُسْتَحَلُّ بِهِ ‏.‏
Traduction

Umar ibn al-Khattab a dit : « Tout homme qui épouse une femme atteinte de folie, de lèpre ou de vitiligo et qui a des rapports avec elle, elle a droit à sa dot en intégralité, et cela constitue pour son époux un dédommagement à la charge de son tuteur. »

Malik a dit : « Cela n’est un dédommagement à la charge de son tuteur en faveur de son époux que lorsque son tuteur qui l’a mariée est son père ou son frère, ou quelqu’un dont on estime qu’il connaît ce défaut chez elle. Mais si son tuteur qui l’a mariée est un cousin paternel, un affranchi ou un membre du clan dont on estime qu’il ne connaît pas ce défaut chez elle, il n’a aucun dédommagement à sa charge, et cette femme rendra ce qu’elle a pris de sa dot, et on lui laissera la valeur par laquelle les rapports avec elle sont devenus licites. »