Muwatta Malik

Book 58, Hadith 11

Texte arabe du hadith
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ رَجُلٍ، مِنْ بَنِي أَسَدٍ أَنَّهُ قَالَ نَزَلْتُ أَنَا وَأَهْلِي، بِبَقِيعِ الْغَرْقَدِ فَقَالَ لِي أَهْلِي اذْهَبْ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَاسْأَلْهُ لَنَا شَيْئًا نَأْكُلُهُ ‏.‏ وَجَعَلُوا يَذْكُرُونَ مِنْ حَاجَتِهِمْ ‏.‏ فَذَهَبْتُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَوَجَدْتُ عِنْدَهُ رَجُلاً يَسْأَلُهُ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏"‏ لاَ أَجِدُ مَا أُعْطِيكَ ‏"‏ ‏.‏ فَتَوَلَّى الرَّجُلُ عَنْهُ وَهُوَ مُغْضَبٌ وَهُوَ يَقُولُ لَعَمْرِي إِنَّكَ لَتُعْطِي مَنْ شِئْتَ ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّهُ لَيَغْضَبُ عَلَىَّ أَنْ لاَ أَجِدَ مَا أُعْطِيهِ مَنْ سَأَلَ مِنْكُمْ وَلَهُ أُوقِيَّةٌ أَوْ عَدْلُهَا فَقَدْ سَأَلَ إِلْحَافًا ‏"‏ ‏.‏ قَالَ الأَسَدِيُّ فَقُلْتُ لَلَقْحَةٌ لَنَا خَيْرٌ مِنْ أُوقِيَّةٍ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَالأُوقِيَّةُ أَرْبَعُونَ دِرْهَمًا ‏.‏ قَالَ فَرَجَعْتُ وَلَمْ أَسْأَلْهُ فَقُدِمَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْدَ ذَلِكَ بِشَعِيرٍ وَزَبِيبٍ فَقَسَمَ لَنَا مِنْهُ حَتَّى أَغْنَانَا اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ‏.‏
Traduction

Un homme des Banu Asad a dit : « Je suis descendu avec ma famille à Baqi al-Gharqad. Ma famille m’a alors dit : “Va voir le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, et demande-lui pour nous quelque chose à manger.” Et ils se mirent à mentionner leur besoin. »

« Je suis donc allé voir le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, et j’ai trouvé auprès de lui un homme qui lui demandait quelque chose, tandis que le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, disait : “Je ne trouve rien à te donner.” L’homme s’est alors détourné de lui en colère en disant : “Par ma vie, tu donnes certes à qui tu veux !” Le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, dit alors : “Il se met en colère contre moi parce que je ne trouve rien à lui donner. Quiconque parmi vous demande alors qu’il possède une ouqiyya ou son équivalent a demandé avec une insistance importune.” »

L’Asadi dit : « J’ai alors dit : Une chamelle laitière à nous vaut mieux qu’une ouqiyya. » Malik dit : L’ouqiyya équivaut à quarante dirhams. Il dit : « Je suis donc reparti sans rien lui demander. Par la suite, on apporta au Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, de l’orge et des raisins secs, et il nous en distribua jusqu’à ce qu’Allah, Puissant et Majestueux, nous enrichisse. »