Muwatta Malik

Book 37, Hadith 3

Texte arabe du hadith
وَحَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ، أَنَّ غُلاَمًا، مِنْ غَسَّانَ حَضَرَتْهُ الْوَفَاةُ بِالْمَدِينَةِ وَوَارِثُهُ بِالشَّامِ فَذُكِرَ ذَلِكَ لِعُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ فَقِيلَ لَهُ إِنَّ فُلاَنًا يَمُوتُ أَفَيُوصِي قَالَ فَلْيُوصِ ‏.‏ قَالَ يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ قَالَ أَبُو بَكْرٍ وَكَانَ الْغُلاَمُ ابْنَ عَشْرِ سِنِينَ أَوِ اثْنَتَىْ عَشْرَةَ سَنَةً ‏.‏ قَالَ فَأَوْصَى بِبِئْرِ جُشَمٍ فَبَاعَهَا أَهْلُهَا بِثَلاَثِينَ أَلْفَ دِرْهَمٍ ‏.‏ قَالَ يَحْيَى سَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ الأَمْرُ الْمُجْتَمَعُ عَلَيْهِ عِنْدَنَا أَنَّ الضَّعِيفَ فِي عَقْلِهِ وَالسَّفِيهَ وَالْمُصَابَ الَّذِي يُفِيقُ أَحْيَانًا تَجُوزُ وَصَايَاهُمْ إِذَا كَانَ مَعَهُمْ مِنْ عُقُولِهِمْ مَا يَعْرِفُونَ مَا يُوصُونَ بِهِ فَأَمَّا مَنْ لَيْسَ مَعَهُ مِنْ عَقْلِهِ مَا يَعْرِفُ بِذَلِكَ مَا يُوصِي بِهِ وَكَانَ مَغْلُوبًا عَلَى عَقْلِهِ فَلاَ وَصِيَّةَ لَهُ ‏.‏
Traduction

Un jeune garçon de Ghassan était mourant à Médine alors que son héritier se trouvait en Syrie. Cela fut mentionné à Umar ibn al-Khattab.

Il lui fut dit : « Un tel est mourant. Peut-il faire un testament ? »

Il dit : « Qu’il fasse un testament. »

Yahya ibn Said a dit qu’Abu Bakr a dit : « Le garçon avait dix ou douze ans. »

Il a dit : « Il légua le puits de Jusham, et les siens le vendirent pour trente mille dirhams. »

Yahya a dit : « J’ai entendu Malik dire : La règle unanimement admise chez nous est que les testaments de celui qui est faible d’esprit, de l’insensé et de celui qui est atteint d’un mal mais recouvre la conscience par moments sont valables, lorsqu’il leur reste de leur raison de quoi reconnaître ce qu’ils lèguent. Quant à celui qui n’a pas assez de raison pour reconnaître par elle ce qu’il lègue et dont la raison est dominée, il n’a pas de testament. »