Muwatta Malik

Book 37, Hadith 7

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّ أَبَا الدَّرْدَاءِ، كَتَبَ إِلَى سَلْمَانَ الْفَارِسِيِّ أَنْ هَلُمَّ إِلَى الأَرْضِ الْمُقَدَّسَةِ فَكَتَبَ إِلَيْهِ سَلْمَانُ إِنَّ الأَرْضَ لاَ تُقَدِّسُ أَحَدًا وَإِنَّمَا يُقَدِّسُ الإِنْسَانَ عَمَلُهُ وَقَدْ بَلَغَنِي أَنَّكَ جُعِلْتَ طَبِيبًا تُدَاوِي فَإِنْ كُنْتَ تُبْرِئُ فَنِعِمَّا لَكَ وَإِنْ كُنْتَ مُتَطَبِّبًا فَاحْذَرْ أَنْ تَقْتُلَ إِنْسَانًا فَتَدْخُلَ النَّارَ ‏.‏ فَكَانَ أَبُو الدَّرْدَاءِ إِذَا قَضَى بَيْنَ اثْنَيْنِ ثُمَّ أَدْبَرَا عَنْهُ نَظَرَ إِلَيْهِمَا وَقَالَ ارْجِعَا إِلَىَّ أَعِيدَا عَلَىَّ قِصَّتَكُمَا مُتَطَبِّبٌ وَاللَّهِ ‏.‏ قَالَ وَسَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ مَنِ اسْتَعَانَ عَبْدًا بِغَيْرِ إِذْنِ سَيِّدِهِ فِي شَىْءٍ لَهُ بَالٌ وَلِمِثْلِهِ إِجَارَةٌ فَهُوَ ضَامِنٌ لِمَا أَصَابَ الْعَبْدَ إِنْ أُصِيبَ الْعَبْدُ بِشَىْءٍ وَإِنْ سَلِمَ الْعَبْدُ فَطَلَبَ سَيِّدُهُ إِجَارَتَهُ لِمَا عَمِلَ فَذَلِكَ لِسَيِّدِهِ وَهُوَ الأَمْرُ عِنْدَنَا ‏.‏ قَالَ وَسَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ فِي الْعَبْدِ يَكُونُ بَعْضُهُ حُرًّا وَبَعْضُهُ مُسْتَرَقًّا إِنَّهُ يُوقَفُ مَالُهُ بِيَدِهِ وَلَيْسَ لَهُ أَنْ يُحْدِثَ فِيهِ شَيْئًا وَلَكِنَّهُ يَأْكُلُ فِيهِ وَيَكْتَسِي بِالْمَعْرُوفِ فَإِذَا هَلَكَ فَمَالُهُ لِلَّذِي بَقِيَ لَهُ فِيهِ الرِّقُّ ‏.‏ قَالَ وَسَمِعْتُ مَالِكًا يَقُولُ الأَمْرُ عِنْدَنَا أَنَّ الْوَالِدَ يُحَاسِبُ وَلَدَهُ بِمَا أَنْفَقَ عَلَيْهِ مِنْ يَوْمِ يَكُونُ لِلْوَلَدِ مَالٌ - نَاضًّا كَانَ أَوْ عَرْضًا - إِنْ أَرَادَ الْوَالِدُ ذَلِكَ ‏.‏
Traduction

Abu D-Darda écrivit à Salman al-Farisi : « Viens vers la Terre sainte. »

Salman lui écrivit en retour : « La terre ne sanctifie personne ; c’est son œuvre qui sanctifie l’homme. Il m’est parvenu que tu as été établi comme médecin pour soigner. Si tu guéris véritablement, quel bienfait pour toi ! Et si tu n’es qu’un prétendu médecin, prends garde de tuer une personne et d’entrer ainsi en Enfer. »

Quand Abu D-Darda tranchait entre deux hommes puis qu’ils s’éloignaient de lui, il les regardait et disait : « Revenez vers moi, répétez-moi votre histoire — un prétendu médecin, par Allah ! »

Malik a dit : « Quiconque utilise un esclave sans la permission de son maître pour une affaire importante dont l’équivalent donne lieu à un salaire est garant de ce qui arrive à l’esclave, si l’esclave subit quelque dommage. Et si l’esclave reste sain et sauf et que son maître réclame son salaire pour ce qu’il a accompli, cela revient à son maître. Et telle est la pratique en vigueur chez nous. »

Malik a dit au sujet de l’esclave qui est en partie libre et en partie esclave : « Son bien est immobilisé entre ses mains et il ne peut y apporter aucune disposition nouvelle ; mais il peut en manger et s’en vêtir de manière convenable. S’il meurt, son bien appartient à celui à qui subsiste sur lui le droit d’esclavage. »

Malik a dit : « La pratique en vigueur chez nous est que le père peut demander des comptes à son enfant pour ce qu’il a dépensé pour lui, depuis le jour où l’enfant possède un bien — qu’il s’agisse d’espèces ou de marchandises — s’il le veut. »