وَعَن معَاذ رَضِي الله عَنهُ قَالَ كُنْتُ رِدْفَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسلم على حمَار يُقَال لَهُ عفير فَقَالَ يَا معَاذ هَل تَدْرِي حَقُّ اللَّهِ عَلَى عِبَادِهِ وَمَا حَقُّ الْعِبَادِ عَلَى اللَّهِ؟ قُلْتُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ قَالَ فَإِنَّ حَقَّ اللَّهِ عَلَى الْعِبَادِ أَنْ يَعْبُدُوهُ وَلَا يُشْرِكُوا بِهِ شَيْئًا وَحَقُّ الْعِبَادِ عَلَى اللَّهِ أَنْ لَا يُعَذِّبَ مَنْ لَا يُشْرِكُ بِهِ شَيْئًا فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَفَلَا أُبَشِّرُ بِهِ النَّاسَ قَالَ لَا تُبَشِّرُهُمْ فَيَتَّكِلُوا
Traduction
Mu’adh a dit

Je roulais derrière le Prophète sur un âne, n’ayant rien d’autre entre lui et moi que la partie arrière de la selle, quand il a dit : « Sais-tu, Mu’adh, ce que Dieu a le droit d’attendre de Ses serviteurs, et ce que Ses serviteurs ont le droit d’attendre de Dieu ? » J’ai répondu : « Dieu et son messager savent mieux. » Il a dit : « Ce que Dieu a le droit d’attendre de ses serviteurs, c’est qu’ils l’adorent, sans rien lui associer ; et ce que les serviteurs sont en droit d’attendre de Dieu, c’est qu’il ne punisse pas celui qui ne lui associe rien. J’ai dit : « Messager de Dieu, ne donnerai-je pas cette bonne nouvelle aux gens ? » Il répondit : « Ne le leur dites pas, et qu’ils aient confiance en lui seul. » (Bukhari et Mouslim.)