Sunan an-Nasa'i
Sunan an-Nasa'i 1796
La récompense de celui qui accomplit douze rak’ahs en plus des prières prescrites pendant le jour et la nuit
Texte arabe du hadith
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مَعْدَانَ بْنِ عِيسَى، قَالَ حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ أَعْيَنَ، قَالَ حَدَّثَنَا مَعْقِلٌ، عَنْ عَطَاءٍ، قَالَ أُخْبِرْتُ أَنَّ أُمَّ حَبِيبَةَ بِنْتَ أَبِي سُفْيَانَ قَالَتْ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنْ رَكَعَ ثِنْتَىْ عَشْرَةَ رَكْعَةً فِي يَوْمِهِ وَلَيْلَتِهِ سِوَى الْمَكْتُوبَةِ بَنَى اللَّهُ لَهُ بِهَا بَيْتًا فِي الْجَنَّةِ "
Traduction
Il a été rapporté que 'Ata a dit
« On m’a dit qu’Umm Habibah bin Abi Sufyan a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Quiconque accomplit douze rak’ahs pendant le jour et la nuit, en dehors des prières prescrites, Allah (SWT) lui construira une maison au Paradis. »
Aperçu & Thème central
Ce hadith, rapporté par l'imam An-Nasa'i dans son Sunan (1796), transmet une promesse profonde de récompense divine pour celui qui accomplit régulièrement douze rak'ahs (unités de prière) volontaires chaque jour et chaque nuit, en plus des prières obligatoires. Le thème central est l'immense vertu des prières surérogatoires régulières (Rawatib), qui servent à se rapprocher d'Allah, à compenser toute déficience dans les actes obligatoires, et à obtenir finalement une demeure éternelle au Paradis. La narration met en lumière la générosité d'Allah, qui, dans Sa miséricorde infinie, récompense un acte de dévotion relativement petit et gérable avec la félicité ultime et éternelle du Jannah.
Contexte & Perspectives linguistiques
La narratrice est Oumm Habiba (qu'Allah soit satisfait d'elle), l'épouse du Prophète ﷺ et fille d'Abu Sufyan. L'expression "douze rak'ahs pendant le jour et la nuit" (اثنتا عشرة ركعة في اليوم والليلة) fait référence aux prières sunnah confirmées (Ar-Rawatib) qui accompagnent les cinq prières quotidiennes. Le mot "Rawatib" (رواتب) est dérivé de "Rutbah" (رتبة), signifiant "fixe" ou "établi", indiquant des prières que le Prophète ﷺ accomplissait régulièrement. Le terme "en dehors des prières prescrites" (سوى المكتوبة) clarifie qu'elles sont volontaires, non obligatoires. La promesse d'"une maison au Paradis" (بيتًا في الجنة) utilise le nom indéfini "baytan" pour désigner une demeure spécifique et honorable, soulignant la grandeur de la récompense. Ce hadith est également rapporté par Muslim et d'autres, avec de légères variations dans le libellé, dont l'une précise la répartition : deux avant Fajr, quatre avant Dhuhr et deux après, deux après Maghrib, et deux après Isha.
Perspectives savantes clés & Bénéfices juridiques
Vie quotidienne & Application spirituelle
Dans nos vies contemporaines, ce hadith sert de feuille de route pratique et réalisable vers le Paradis. Il encourage un musulman à établir un rythme quotidien d'adoration, ancrant la journée avec ces douze rak'ahs volontaires : deux avant Fajr, quatre avant Dhuhr, deux après Dhuhr, deux après Maghrib, et deux après Isha. Cette routine ne garantit pas seulement une maison au Paradis, mais inculque également la pleine conscience (Taqwa) et la sérénité tout au long de la journée. Elle transforme les cinq prières quotidiennes en une expérience spirituelle plus complète, favorisant une connexion constante avec Allah. Même lorsqu'on est occupé, on doit s'efforcer de préserver ces prières, car elles sont un moyen de sauvegarder ses actes obligatoires et de se rapprocher du Divin. La promesse est un témoignage de la miséricorde d'Allah — un petit effort produisant une récompense éternelle, motivant le croyant à prioriser ces prières avec sincérité et constance.