Sunan an-Nasa'i
Sunan an-Nasa'i 1802
La récompense de celui qui accomplit douze rak’ahs en plus des prières prescrites pendant le jour et la nuit
Texte arabe du hadith
أَخْبَرَنَا أَبُو الأَزْهَرِ، أَحْمَدُ بْنُ الأَزْهَرِ النَّيْسَابُورِيُّ قَالَ حَدَّثَنَا يُونُسُ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنْ سُهَيْلِ بْنِ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ عَنْبَسَةَ بْنِ أَبِي سُفْيَانَ، عَنْ أُمِّ حَبِيبَةَ، قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ صَلَّى اثْنَتَىْ عَشْرَةَ رَكْعَةً بَنَى اللَّهُ لَهُ بَيْتًا فِي الْجَنَّةِ أَرْبَعًا قَبْلَ الظُّهْرِ وَاثْنَتَيْنِ بَعْدَهَا وَاثْنَتَيْنِ قَبْلَ الْعَصْرِ وَاثْنَتَيْنِ بَعْدَ الْمَغْرِبِ وَاثْنَتَيْنِ قَبْلَ الصُّبْحِ " . قَالَ أَبُو عَبْدِ الرَّحْمَنِ فُلَيْحُ بْنُ سُلَيْمَانَ لَيْسَ بِالْقَوِيِّ
Traduction
Il a été rapporté qu’Umm Habibah a dit
« Le Messager d’Allah (ﷺa dit : « Quiconque accomplit douze rak’ahs, Allah (SWT) lui construira une maison au paradis : quatre avant Zuhr et deux après, deux avant Asr, deux après Maghrib et deux avant Subh. »
Aperçu et thème central
Ce hadith de Sunan an-Nasa'i (1802), dans le livre de Qiyam Al-Lail et des prières surérogatoires, résume la vertu profonde des douze prières régulières surérogatoires (Rawatib) — celles que le Prophète ﷺ accomplissait constamment en plus des prières obligatoires. Le thème central est la récompense divine : Allah promet une maison au Paradis au croyant qui préserve ces douze rak'ahs, soulignant que les actes de dévotion mineurs et constants ont un poids spirituel immense. Le hadith élève les prières de la Sunna d'une simple routine à un moyen d'obtenir une résidence éternelle, mettant en évidence le principe que la générosité d'Allah magnifie l'adoration sincère et disciplinée.
Contexte et perspectives linguistiques
Le hadith a été rapporté par Oumm Habiba (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui l'a directement rapporté du Prophète ﷺ, probablement à Médine pendant la période des prières quotidiennes établies. Le terme "rak'ahs" (ركعات) fait référence aux unités de prière, tandis que "Rawatib" (رواتب) dérive de la racine "ra-ta-ba", signifiant "être constant" ou "suivre régulièrement" — soulignant que ces prières sont perpétuellement attachées aux prières obligatoires. La phrase "Allah lui construira une maison au Paradis" (بنى الله له بيتاً في الجنة) utilise le verbe "bana", indiquant une construction permanente, symbolisant une demeure durable et honorée. La répartition spécifique — quatre avant le Dhuhr, deux après, deux avant le Asr, deux après le Maghreb, et deux avant le Sobh — reflète la pratique méticuleuse du Prophète ﷺ, les deux avant l'aube (Sunna du Sobh) étant les plus soulignées parmi toutes les prières surérogatoires, comme le confirment d'autres narrations.
Perspectives savantes clés et bénéfices juridiques
Vie quotidienne et application spirituelle
Pour le musulman contemporain, ce hadith est un appel à la constance (mudawamah) plutôt qu'à l'intensité. Il enseigne que les petits actes d'adoration réguliers — prier deux rak'ahs avant le Fajr, quatre avant et deux après le Dhuhr, etc. — s'accumulent en une forteresse spirituelle et une maison littérale dans l'au-delà. Pratiquement, on peut intégrer ces prières en réservant cinq à dix minutes autour de chaque prière obligatoire, les utilisant comme des moments de réflexion silencieuse, de récitation coranique et d'invocation. Le hadith inspire aussi la pleine conscience : chaque rak'ah est un investissement au Paradis, transformant les routines quotidiennes en actes de signification éternelle. Il encourage les croyants à considérer leur horaire de prière comme une architecture sacrée — construisant leur au-delà à chaque prosternation, favorisant une vie de discipline, de gratitude et d'espoir dans la récompense illimitée d'Allah.