Sunan an-Nasa'i
Sunan an-Nasa'i 1806
Les différences dans les rapports d’Ismail bin Abi Khalid
Texte arabe du hadith
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ حَاتِمٍ، قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مَكِّيٍّ، وَحِبَّانُ، قَالاَ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنِ الْمُسَيَّبِ بْنِ رَافِعٍ، عَنْ أُمِّ حَبِيبَةَ، قَالَتْمَنْ صَلَّى فِي يَوْمٍ وَلَيْلَةٍ ثِنْتَىْ عَشْرَةَ رَكْعَةً سِوَى الْمَكْتُوبَةِ بَنَى اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ لَهُ بَيْتًا فِي الْجَنَّةِ .لَمْ يَرْفَعْهُ حُصَيْنٌ وَأَدْخَلَ بَيْنَ عَنْبَسَةَ وَبَيْنَ الْمُسَيَّبِ ذَكْوَانَ
Traduction
Il a été rapporté qu’Umm Habibah a dit
« Quiconque accomplit douze rak’ahs nuit et jour, en dehors des prières prescrites, Allah (SWT), le Puissant et le Sublime, lui construira une maison au Paradis. »
Aperçu et thème central
Ce hadith, rapporté par l'imam An-Nasa'i dans son Sunan (1806), met en évidence l'immense vertu des prières volontaires constantes (nawafil) au-delà des cinq prières obligatoires. Le thème central est la promesse d'une maison au Paradis pour le croyant qui accomplit régulièrement douze rak'ahs de prières surérogatoires pendant le jour et la nuit. Cet enseignement souligne le principe selon lequel Allah, dans Sa miséricorde infinie, récompense même les petits actes de dévotion constants par des demeures éternelles dans l'au-delà. Le nombre douze n'est pas arbitraire ; il symbolise un rythme de culte équilibré et durable qui s'intègre parfaitement dans la vie quotidienne du croyant, reflétant le modèle prophétique de modération et de constance.
Contexte et aperçus linguistiques
Le hadith est rapporté par Oum Habiba (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a rapporté que le Prophète ﷺ a dit cela dans le contexte d'encouragement aux prières volontaires. L'expression arabe "douze rak'ahs" (ithnata 'ashrata rak'ah) est explicitement générale, englobant à la fois le jour et la nuit, en dehors des prières obligatoires (fara'id). Le terme "en dehors des prières prescrites" (siwa al-maktubah) clarifie qu'il s'agit de prières supplémentaires, et non de remplacements. Linguistiquement, "maison au Paradis" (baytan fi al-jannah) utilise le terme indéfini "maison" pour désigner une demeure spécifique et honorée, soulignant la grandeur de la récompense. Les savants notent que ce hadith complète d'autres narrations spécifiant les douze rak'ahs comme les prières sunnah régulières (rawatib) — deux avant Fajr, quatre avant Dhuhr et deux après, deux après Maghrib, et deux après Isha — bien que le libellé ici reste général, permettant une application plus large.
Aperçus savants clés et bénéfices juridiques
Vie quotidienne et application spirituelle
Dans nos vies contemporaines, ce hadith offre une feuille de route pratique pour la croissance spirituelle. Commencez par établir les douze prières rawatib autour des cinq prières quotidiennes, en les traitant comme des rendez-vous sacrés avec Allah. Utilisez-les comme des moments de détachement des préoccupations mondaines, en vous concentrant sur la présence du cœur (khushu') et la gratitude. Si vous les manquez, rattrapez-les quand c'est possible, mais priorisez la constance sur la perfection. Laissez cette pratique nourrir un état d'esprit d'abondance — sachant que chaque rak'ah volontaire est un investissement dans une demeure éternelle. Associez cela à une supplication sincère (du'a) et à la pleine conscience de la présence d'Allah, transformant ces prières en une source quotidienne de paix et de résilience. En fin de compte, ce hadith invite les croyants à voir le culte non pas comme un fardeau mais comme un privilège, avec le Paradis comme récompense ultime pour leur constance.