Sunan an-Nasa'i

Sunan an-Nasa'i 1811

Les différences dans les rapports d’Ismail bin Abi Khalid
Texte arabe du hadith
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْمُبَارَكِ، قَالَ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ إِسْحَاقَ، قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سُلَيْمَانَ، عَنْ سُهَيْلِ بْنِ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ مَنْ صَلَّى فِي يَوْمٍ ثِنْتَىْ عَشْرَةَ رَكْعَةً سِوَى الْفَرِيضَةِ بَنَى اللَّهُ لَهُ بَيْتًا فِي الْجَنَّةِ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ أَبُو عَبْدِ الرَّحْمَنِ هَذَا خَطَأٌ وَمُحَمَّدُ بْنُ سُلَيْمَانَ ضَعِيفٌ هُوَ ابْنُ الأَصْبَهَانِيِّ وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ مِنْ أَوْجُهٍ سِوَى هَذَا الْوَجْهِ بِغَيْرِ اللَّفْظِ الَّذِي تَقَدَّمَ ذِكْرُهُ
Traduction
D’après Abou Houraïra,

Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quiconque accomplit douze rak’ahs en une journée en dehors des prières obligatoires, Allah (SWT) lui construira une maison au Paradis. »

Commentaire

Aperçu et thème central

Ce hadith, rapporté par l'imam An-Nasa'i dans son Sunan (n° 1811) au chapitre des prières surérogatoires, met en évidence l'immense vertu des douze rak'ahs surérogatoires (Sunnah) accomplies quotidiennement en plus des cinq prières obligatoires. Le thème central est la récompense profonde—une maison au Paradis—promise au croyant qui maintient constamment ces prières volontaires. Cet enseignement souligne le principe que la miséricorde d'Allah est vaste, et que même les petits actes de dévotion constants sont magnifiés lorsqu'ils sont accomplis avec sincérité et régularité. Les douze rak'ahs sont traditionnellement comprises comme incluant les deux avant Fajr, quatre avant Dhuhr et deux après, deux après Maghrib, et deux après Isha, comme détaillé dans d'autres narrations authentiques (par exemple, Sahih Muslim). Ce hadith sert de puissant motivateur pour les croyants afin d'établir un rythme quotidien discipliné de culte, transformant les routines banales en opportunités de récompense éternelle.

Contexte et perspectives linguistiques

Le Prophète ﷺ a prononcé cette déclaration dans le contexte d'encourager ses compagnons à augmenter leurs prières volontaires, qui sont un moyen de se rapprocher d'Allah et de compenser toute déficience dans les actes obligatoires. Le terme arabe "ithna 'ashrata rak'ah" (douze rak'ahs) est un nombre spécifique, indiquant une pratique fixe et recommandée. Le mot "bait" (maison) dans "baitan fil Jannah" (une maison au Paradis) est délibérément utilisé pour transmettre une demeure tangible et personnelle, soulignant la nature intime et permanente de la récompense. La phrase "fi yaum" (en un jour) clarifie qu'il s'agit de prières quotidiennes, non occasionnelles, soulignant la constance. Linguistiquement, l'utilisation de "man" (quiconque) est une particule conditionnelle qui rend la récompense contingente à l'action, tandis que "bana" (construire) suggère une construction continue et active de sa demeure éternelle à travers chaque rak'ah. Cela reflète le principe islamique selon lequel les actes sont comme des graines plantées dans ce monde, qui portent des fruits dans l'au-delà.

Aperçus savants clés et bénéfices juridiques

  • Règle jurisprudentielle : Les douze rak'ahs sont une Sunnah confirmée (Sunnah Mu'akkadah), et la majorité des savants (y compris les écoles hanafite, shafi'ite et hanbalite) les classent comme hautement recommandées, certains les considérant comme obligatoires dans le sens d'un complément nécessaire aux prières obligatoires. La récompense d'une maison au Paradis est une vertu spécifique, non une obligation légale.
  • Principe éthique : Le hadith enseigne la valeur de la constance (mudawamah) plutôt que de la quantité. Le Prophète ﷺ aimait les actes petits mais continus, comme on le voit dans son conseil à 'Aishah (qu'Allah soit satisfait d'elle). Cela inculque un état d'esprit de culte régulier et sincère plutôt que des poussées sporadiques de zèle.
  • Consensus sur la distribution : Les savants classiques s'accordent à dire que les douze rak'ahs sont réparties comme suit : 2 avant Fajr, 4 avant Dhuhr et 2 après, 2 après Maghrib, et 2 après Isha. L'imam At-Tirmidhi et d'autres rapportent cette distribution, largement acceptée à travers les madhhabs.
"Quiconque prie douze rak'ahs pendant le jour et la nuit, Allah lui construira une maison au Paradis. Ce sont : quatre avant Dhuhr et deux après, deux après Maghrib, deux après Isha, et deux avant la prière de Fajr." — Imam An-Nawawi, Sharh Sahih Muslim, soulignant l'authenticité et la distribution détaillée de ces prières.

Vie quotidienne et application spirituelle

Dans nos vies contemporaines, ce hadith offre un plan pratique pour l'élévation spirituelle. Commencez par fixer une intention réaliste mais ferme d'accomplir ces douze rak'ahs quotidiennement, en les traitant comme des rendez-vous non négociables avec Allah. Par exemple, les deux rak'ahs avant Fajr peuvent être un début de journée calme, tandis que les quatre avant Dhuhr servent de recharge spirituelle en milieu de journée. Lorsque vous êtes occupé, rappelez-vous que même une prière brève et concentrée l'emporte sur une prière longue et distraite. Utilisez ces prières comme un bouclier contre les distractions du travail et des médias sociaux, créant un sanctuaire de paix. De plus, la promesse d'une maison au Paradis devrait nous inspirer à considérer chaque rak'ah comme une brique dans notre demeure éternelle—chaque prosternation est un investissement. Partagez cet enseignement avec votre famille et vos amis, encourageant une culture de prière à la maison. Enfin, si vous manquez une prière de Sunnah, rattrapez-la (Qada) lorsque c'est possible, comme de nombreux savants le permettent, pour maintenir l'habitude et ne pas perdre la récompense. Cette pratique cultive la pleine conscience (taqwa) et transforme notre routine quotidienne en un acte de culte continu, nous rapprochant d'Allah et sécurisant notre place dans l'au-delà.