Sunan Abi Dawud
Médecine (Kitab Al-Tibb)
كتاب الطب
Chapitre 1
فِي الرَّجُلِ يَتَدَاوَى
Usāma ibn Sharīk rapporte : Je vins auprès du Prophète ﷺ alors que ses Compagnons étaient assis avec une telle immobilité qu’on aurait dit que des oiseaux se tenaient sur leurs têtes. Je les saluai et m’assis. Des Bédouins arrivèrent de tous côtés et demandèrent : « Messager d’Allah, devons-nous recourir à des traitements médicaux ? » Il répondit : « Ayez recours aux traitements, car Allah n’a fait descendre aucune maladie sans lui assigner un remède, à l’exception d’une seule : la vieillesse. »
Chapitre 2
فِي الْحِمْيَةِ
Umm al-Mundhir bint Qays al-Anṣāriyya rapporte : Le Messager d’Allah ﷺ vint me rendre visite, accompagné de ʿAlī, qui était en convalescence. Nous avions suspendu des dattes mûres. Le Messager d’Allah ﷺ se leva et commença à en manger. ʿAlī se leva également pour en manger, mais le Messager d’Allah ﷺ lui dit à plusieurs reprises : « Arrête, ʿAlī, tu es en convalescence. » ʿAlī s’arrêta. Elle dit : Je préparai alors de l’orge et de la bette, et les apportai. Le Messager d’Allah ﷺ dit alors : « Prends-en, ʿAlī, car cela te sera plus bénéfique. » Abū Dāwūd dit : Le transmetteur Hārūn a précisé : al-ʿAdawiyya (c’est-à-dire Umm al-Mundhir).
Chapitre 3
فِي الْحِجَامَةِ
Abū Hurayra rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « La meilleure des méthodes de traitement que vous employez est la hijāma (ventouses). »
Salma, la servante du Messager d’Allah ﷺ, rapporte : Toute personne qui se plaignait au Messager d’Allah ﷺ d’un mal de tête, il lui conseillait de se faire faire une hijāma ; et toute personne qui se plaignait de douleurs aux jambes, il lui conseillait de les teindre au henné.
Chapitre 4
فِي مَوْضِعِ الْحِجَامَةِ
Abū Kabsha al-Anṣārī rapporte : Le Messager d’Allah ﷺ se faisait faire une hijāma au sommet de la tête et entre les épaules. Il disait : « Celui qui fait sortir une partie de son sang ne souffrira pas s’il ne recourt ensuite à aucun traitement médical. »
Anas ibn Mālik rapporte : Le Prophète ﷺ se fit faire trois fois une hijāma sur les veines des côtés du cou et sur l’épaule. Maʿmar dit : Je me fis faire une hijāma et ma mémoire s’en trouva si affectée qu’on dut m’enseigner la sourate al-Fātiḥa pendant ma prière. Il se fit également faire une hijāma au sommet de la tête.
Chapitre 5
مَتَى تُسْتَحَبُّ الْحِجَامَةُ
Abū Hurayra rapporte que le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui se fait faire une hijāma les 17, 19 et 21 du mois trouvera en cela un remède contre toute maladie. »
Kabsha, fille d’Abū Bakra, rapporte — un transmetteur autre que Mūsā dit : Kayyisa, fille d’Abū Bakra — que son père interdisait à sa famille de se faire faire une hijāma le mardi. Il affirmait, d’après le Messager d’Allah ﷺ, que le mardi est le jour du sang et qu’il s’y trouve une heure où il ne s’arrête pas de couler.
Jābir ibn ʿAbd Allāh rapporte : Le Messager d’Allah ﷺ se fit faire une hijāma au-dessus de la cuisse pour une contusion dont il souffrait.
Chapitre 6
فِي قَطْعِ الْعِرْقِ وَمَوْضِعِ الْحَجْمِ
Jābir ibn ʿAbd Allāh rapporte : Le Prophète ﷺ envoya un médecin auprès d’Ubayy (ibn Kaʿb), et celui-ci lui ouvrit une veine.
Chapitre 7
فِي الْكَىِّ
ʿImrān ibn Ḥuṣayn rapporte : Le Prophète ﷺ interdit la cautérisation. Nous nous sommes pourtant fait cautériser, mais cela ne nous fut d’aucun bénéfice et ne nous fut d’aucune utilité. Abū Dāwūd dit : Il entendait le salut des anges ; lorsqu’il se faisait cautériser, cela cessait, puis reprenait lorsqu’il abandonnait la cautérisation.
Jābir rapporte : Le Prophète ﷺ cautérisa Saʿd ibn Muʿādh pour la blessure causée par une flèche.
Chapitre 8
فِي السَّعُوطِ
Ibn ʿAbbās rapporte : Le Messager d’Allah ﷺ se fit administrer un médicament par le nez.
Chapitre 9
فِي النُّشْرَةِ
Jābir ibn ʿAbd Allāh rapporte : On interrogea le Messager d’Allah ﷺ au sujet du traitement magique (nushra) destiné à celui qui est possédé. Il répondit : « Cela relève des œuvres du diable. »
Chapitre 10
فِي التِّرْيَاقِ
ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ rapporte : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Si je bois un antidote, porte une amulette ou compose des vers, alors je suis de ceux qui ne se soucient pas de ce qu’ils font. » Abū Dāwūd dit : Cela était propre au Prophète ﷺ, mais certains ont autorisé l’usage de l’antidote.
Chapitre 11
فِي الأَدْوِيَةِ الْمَكْرُوهَةِ
Abū Hurayra rapporte : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit les remèdes impurs.
ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿUthmān rapporte : Un médecin consulta le Prophète ﷺ au sujet de l’utilisation de grenouilles dans un remède. Il lui interdit de les tuer.
Abū Hurayra rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui boit du poison le portera dans sa main au Jour de la Résurrection, puis le boira dans le Feu de l’Enfer et y demeurera éternellement. »
Ṭāriq ibn Suwayd — ou Suwayd ibn Ṭāriq — rapporte : Wāʾil dit que Ṭāriq ibn Suwayd, ou Suwayd ibn Ṭāriq, interrogea le Prophète ﷺ au sujet du vin. Celui-ci le lui interdit. Il le lui demanda de nouveau, mais le Prophète ﷺ le lui interdit encore. Il lui dit : « Ô Prophète d’Allah, c’est un remède. » Le Prophète ﷺ répondit : « Non, c’est une maladie. »