Jami' at-Tirmidhi

Chapitres sur le wala et les cadeaux

كتاب الولاء والهبة عن رسول الله صلى الله عليه وسلم

Chapitre 1

مَا جَاءَ أَنَّ الْوَلاَءَ لِمَنْ أَعْتَقَ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2125
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Traduction non relue. Tous les hadiths de ce recueil sont disponibles dans les cinq langues. Les titres et introductions peuvent rester en arabe.

Bundar nous a rapporté : ʿAbd al-Rahman ibn Mahdi nous a rapporté : Sufyan nous a rapporté, d’après Mansur, d’après Ibrahim, d’après al-Aswad, d’après ʿAʾisha : Elle voulut acheter Burayra, mais les maîtres de celle-ci exigèrent que le droit d’affranchissement leur revienne. Le Prophète dit alors : « Le droit d’affranchissement revient à celui qui paie son prix ou qui a accordé la faveur de l’affranchissement. » Abu ʿIsa dit : « À ce sujet, on rapporte également d’après Ibn ʿUmar et Abu Hurayra. Ce hadith est hasan sahih. Les savants appliquent cette règle. »

Chapitre 2

مَا جَاءَ فِي النَّهْىِ عَنْ بَيْعِ الْوَلاَءِ، وَعَنْ هِبَتِهِ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2126
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Ibn Abi ʿUmar nous a rapporté : Sufyan ibn ʿUyayna nous a rapporté : ʿAbd Allah ibn Dinar m’a rapporté avoir entendu ʿAbd Allah ibn ʿUmar dire que le Messager d’Allah a interdit la vente du droit d’affranchissement et son don. Abu ʿIsa dit : « Ce hadith est hasan sahih ; nous ne le connaissons que par la transmission de ʿAbd Allah ibn Dinar, d’après Ibn ʿUmar, d’après le Prophète. Shuʿba, Sufyan al-Thawri et Malik ibn Anas l’ont rapporté d’après ʿAbd Allah ibn Dinar. On rapporte de Shuʿba qu’il disait : “J’aurais aimé que ʿAbd Allah ibn Dinar, lorsqu’il rapporta ce hadith, m’autorise à me lever et à lui embrasser la tête.” Yahya ibn Sulaym a rapporté ce hadith d’après ʿUbayd Allah ibn ʿUmar, d’après Nafiʿ, d’après Ibn ʿUmar, du Prophète. Cette version est erronée ; Yahya ibn Sulaym s’y est trompé. La version correcte est celle de ʿUbayd Allah ibn ʿUmar, d’après ʿAbd Allah ibn Dinar, d’après Ibn ʿUmar, du Prophète. Plusieurs autres l’ont rapportée ainsi d’après ʿUbayd Allah ibn ʿUmar. Abu ʿIsa dit : ʿAbd Allah ibn Dinar est le seul à avoir rapporté ce hadith. »

Chapitre 3

مَا جَاءَ فِيمَنْ تَوَلَّى غَيْرَ مَوَالِيهِ أَوِ ادَّعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2127
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Hannad nous a rapporté, d’après Abou Muʿawiya, d’après al-Aʿmash, d’après Ibrahim at-Taymi, d’après son père, que ʿAli prononça un sermon devant nous et dit : « Celui qui prétend que nous possédons un écrit que nous lisons en dehors du Livre d’Allah et de cette feuille — qui contient les âges des chameaux et certaines dispositions relatives aux blessures — ment. » Il y était écrit que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Médine est un sanctuaire entre ʿAyr et Thawr. Quiconque y introduit une innovation ou donne refuge à son auteur encourt la malédiction d’Allah, des anges et de tous les hommes ; au Jour de la Résurrection, Allah n’acceptera de lui ni compensation ni acte méritoire. Quiconque se réclame d’un autre père que le sien ou se rattache à des alliés autres que les siens encourt la même malédiction ; aucune compensation ni œuvre ne sera acceptée de lui. La garantie accordée par les musulmans est une et peut être accordée par le plus humble d’entre eux. » Abou ʿIssa dit : « Ce hadith est hasan sahih. Il a été rapporté par plusieurs voies d’après ʿAli, du Prophète ﷺ. Certains l’ont aussi rapporté d’après al-Aʿmash, d’après Ibrahim at-Taymi, d’après al-Harith ibn Suwayd, d’après ʿAli, dans un sens similaire. »

Chapitre 4

مَا جَاءَ فِي الرَّجُلِ يَنْتَفِي مِنْ وَلَدِهِ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2128
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ʿAbd al-Jabbar ibn al-ʿAla et Saʿid ibn ʿAbd ar-Rahman nous ont rapporté, tous deux de Sufyan, d’après az-Zuhri, d’après Saʿid ibn al-Musayyib, d’après Abou Hourayra : un homme de la tribu des Banu Fazara vint trouver le Prophète ﷺ et dit : « Messager d’Allah, ma femme a donné naissance à un garçon noir. » Le Prophète ﷺ lui demanda : « As-tu des chameaux ? » Il répondit : « Oui. » Il demanda : « De quelle couleur sont-ils ? » Il répondit : « Rouges. » Le Prophète demanda : « Y en a-t-il un grisâtre ? » Il répondit : « Oui, il y en a. » Il demanda : « D’où cela lui vient-il ? » L’homme dit : « Peut-être une ascendance lointaine l’a-t-elle transmis. » Le Prophète ﷺ dit : « Il se peut donc qu’une ascendance lointaine le lui ait transmis. » Abou ʿIssa dit : « Ce hadith est hasan sahih. »

Chapitre 5

مَا جَاءَ فِي الْقَافَةِ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2129
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Qutayba nous a rapporté, d’après al-Layth, d’après Ibn Shihab, d’après ʿUrwa, d’après ʿAïcha, que le Prophète ﷺ entra auprès d’elle, le visage rayonnant de joie, et dit : « N’as-tu pas vu que Mujazziz vient de regarder Zayd ibn Haritha et Usama ibn Zayd et a dit : “Ces pieds sont issus les uns des autres” ? » Abou ʿIssa dit : « Ce hadith est hasan sahih. »

Jami` at-Tirmidhi 2129 b
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Ibn ʿUyayna a également rapporté ce hadith d’après az-Zuhri, d’après ʿUrwa, d’après ʿAïcha, en ajoutant : Mujazziz passa près de Zayd ibn Haritha et Usama ibn Zayd, qui avaient la tête couverte tandis que leurs pieds étaient visibles, et dit que ces pieds étaient issus les uns des autres. Saʿid ibn ʿAbd ar-Rahman et plusieurs autres nous ont ainsi rapporté ce hadith de Sufyan ibn ʿUyayna, d’après az-Zuhri, d’après ʿUrwa, d’après ʿAïcha. Ce hadith est hasan sahih. Certains savants se sont appuyés sur lui pour reconnaître la pratique des experts en filiation, la qiyafa.

Chapitre 6

فِي حَثِّ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عَلَى التَّهَادِي ‏

Jami` at-Tirmidhi 2130
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Azhar ibn Marwan al-Basri nous a rapporté, d’après Muhammad ibn Sawaʾ, d’après Abou Maʿshar, d’après Saʿid, d’après Abou Hourayra, que le Prophète ﷺ a dit : Échangez des cadeaux, car le cadeau dissipe la rancœur du cœur. Qu’aucune voisine ne considère comme insignifiant ce qu’elle offre à sa voisine, même s’il ne s’agit que d’un demi-sabot de mouton. Abou ʿIssa dit : Ce hadith est gharib par cette voie. Abou Maʿshar, dont le nom est Najih, était un affranchi des Banu Hashim ; des savants ont critiqué sa mémoire.

Chapitre 7

مَا جَاءَ فِي كَرَاهِيَةِ الرُّجُوعِ فِي الْهِبَةِ ‏

Jami` at-Tirmidhi 2131
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Ahmad ibn Maniʿ nous a rapporté, d’après Ishaq ibn Yusuf al-Azraq, d’après Husayn al-Mukattib, d’après ʿAmr ibn Shuʿayb, d’après Tawus, d’après Ibn ʿUmar, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : Celui qui offre un don puis le reprend est semblable au chien qui mange jusqu’à satiété, vomit, puis revient manger son vomi. Abou ʿIssa mentionne également des récits d’Ibn ʿAbbas et de ʿAbd Allah ibn ʿAmr.

Jami` at-Tirmidhi 2132
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Muhammad ibn Bashshar nous a rapporté, d’après Ibn Abi ʿAdi, d’après Husayn al-Muʿallim, d’après ʿAmr ibn Shuʿayb, qui tenait ce récit de Tawus, d’après Ibn ʿUmar et Ibn ʿAbbas, qui le faisaient remonter au Prophète ﷺ : « Il n’est pas permis à un homme de faire un don puis de le reprendre, sauf au père pour ce qu’il a donné à son enfant. Celui qui offre un don puis le reprend est semblable au chien qui mange jusqu’à satiété, vomit, puis revient à son vomi. » Abou ʿIssa dit : « Ce hadith est hasan sahih. » Ash-Shafiʿi a dit qu’il n’est pas permis à celui qui a fait une donation de la reprendre, sauf au père, qui peut reprendre ce qu’il a donné à son enfant ; il s’est appuyé sur ce hadith.