Parts d’héritage (Kitab Al-Fara’id)
كتاب الفرائض
Chapitre 1078: Concernant l’héritage pour ceux qui sont liés par l’utérus
فِي مِيرَاثِ ذَوِي الأَرْحَامِ
Un homme de Khouza'ah est mort, et son héritage fut apporté au Prophète (ﷺ). Il dit : « Cherchez-lui un héritier ou un proche parent. » Mais ils ne lui trouvèrent ni héritier ni proche parent. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit alors : « Donnez-le au plus âgé des Khouza'ah. » Yahya a dit : Je l'ai entendu une fois dire dans ce hadith : « Cherchez le plus grand homme de Khouza'ah. »
Un homme mourut sans laisser d'héritage hormis un jeune esclave qu'il avait affranchi. Le Messager d'Allah (ﷺ) demanda : « A-t-il quelqu'un ? » Ils répondirent : « Non, sauf un jeune esclave à lui qu'il avait affranchi. » Le Messager d'Allah (ﷺ) lui attribua alors son héritage.
Chapitre 1079: Héritage pour l’enfant dans le cas de Li’an
مِيرَاثِ ابْنِ الْمُلاَعِنَةِ
Le Prophète (ﷺ) a dit : « Une femme hérite de trois [personnes] : celui qu'elle a affranchi, son enfant trouvé, et son enfant au sujet duquel elle a fait le li'an. »
Le Messager d'Allah (ﷺ) a attribué l'héritage de l'enfant de la femme maudite par anathème à sa mère, et à ses héritiers après elle.
D'après son père, d'après son grand-père, d'après le Prophète (ﷺ) un récit semblable.
Chapitre 1080: Un musulman peut-il hériter d’un mécréant ?
هَلْ يَرِثُ الْمُسْلِمُ الْكَافِرَ
Le musulman n'hérite pas du mécréant, et le mécréant n'hérite pas du musulman.
J'ai dit : « Ô Messager d'Allah, où descendras-tu demain lors de ton pèlerinage ? » Il dit : « Aqil nous a-t-il laissé une demeure ? » Puis il dit : « Nous descendrons au Khaif des Banu Kinanah, là où les Quraysh se sont ligués sur la mécréance. » C'est-à-dire Al-Muhassab. Et cela parce que les Banu Kinanah avaient conclu un pacte avec les Quraysh contre les Banu Hashim pour ne point s'allier par mariage avec eux, ni faire de commerce avec eux, ni les héberger.
Al-Zuhri a dit : Al-Khaif est la vallée.
Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Les adeptes de deux religions différentes ne s'héritent pas mutuellement. »
Deux frères se disputèrent devant Yahya ibn Ya'mour, l'un étant juif et l'autre musulman. Il fit hériter le musulman d'entre eux et dit : Abou al-Aswad m'a rapporté qu'un homme lui a rapporté que Mo'adh lui a rapporté : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « L'islam augmente et ne diminue pas. » Il fit donc hériter le musulman.
L'héritage d'un Juif fut apporté à Mu'adh, dont l'héritier était un musulman. Il rapporta [un hadith] semblable du Prophète (ﷺ).
Chapitre 1081: Concernant celui qui accepte l’Islam avant la distribution de l’héritage
فِيمَنْ أَسْلَمَ عَلَى مِيرَاثٍ
Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tout partage effectué durant la période préislamique demeure selon ce qui a été partagé, et tout partage qu'atteint l'Islam relève du partage de l'Islam. »
Chapitre 1082: À propos d’Al-Wala'
فِي الْوَلاَءِ
Qutaiba ibn Sa'id nous a rapporté: On a fait la lecture à Malik alors que j'étais présent. Malik a dit: Nafi' a rapporté d'après Ibn Umar qu'Aisha, la mère des croyants (qu'Allah soit satisfait d'elle), voulut acheter une esclave pour l'affranchir. Sa famille dit: Nous te la vendons à condition que le droit de succession nous revienne. Aisha mentionna cela au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui), qui dit: »Cela ne doit pas t'en empêcher, car le droit d'affranchissement appartient à celui qui a affranchi«.
Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le droit de wala' appartient à celui qui a payé le prix et accordé le bienfait. »
Que Ribab ibn Houdhayfah épousa une femme qui lui donna trois fils. Leur mère mourut, et ils héritèrent de ses biens immobiliers ainsi que du droit d'alliance de ses affranchis. Amr ibn al-As était l'agnat de ses fils, il les emmena donc au Sham où ils moururent. Ensuite, Amr ibn al-As vint, et un affranchi de cette femme mourut en laissant des biens. Ses frères entrèrent en litige à son sujet auprès d'Umar ibn al-Khattab. Umar dit : Le Messager d'Allah, paix et bénédictions sur lui, a dit : « Tout ce qu'un fils ou un père acquiert revient à son agnat, quel qu'il soit. » Il dit : Il lui écrivit alors un écrit contenant le témoignage de Abd al-Rahman ibn Awf, de Zayd ibn Thabit et d'un autre homme. Lorsque Abd al-Malik devint calife, ils se disputèrent devant Hicham ibn Ismaïl (ou Ismaïl ibn Hicham), qui les renvoya à Abd al-Malik. Ce dernier dit : « Ceci fait partie des jugements que je n'aurais pas crus. » Il dit : Il jugea donc en notre faveur sur la base de l'écrit d'Umar ibn al-Khattab, et nous y sommes attachés jusqu'à ce jour.
Chapitre 1083: À propos d’un homme qui accepte l’islam de la part d’un autre
فِي الرَّجُلِ يُسْلِمُ عَلَى يَدَىِ الرَّجُلِ
Tamim a demandé : Ô Messager d'Allah, quelle est la sunna concernant un homme qui embrasse l'islam par l'intermédiaire d'un homme parmi les musulmans ? Il a répondu : Il est la personne qui a le plus de droits sur lui dans sa vie et dans sa mort.
Chapitre 1084: À propos de la vente d’al-Wala'
فِي بَيْعِ الْوَلاَءِ
Le Messager d'Allah (ﷺ) a interdit la vente du wala' et d'en faire don.
Chapitre 1085: À propos d’un nouveau-né qui élève la voix puis meurt
فِي الْمَوْلُودِ يَسْتَهِلُّ ثُمَّ يَمُوتُ
Lorsqu'un nouveau-né pousse un cri, on hérite de lui.
Chapitre 1086: L’abrogation de l’héritage dû aux alliances Par l’héritage dû aux relations
نَسْخِ مِيرَاثِ الْعَقْدِ بِمِيرَاثِ الرَّحِمِ
Au sujet du verset :
Et quant à ceux avec qui vous avez lié des pactes jurés, donnez-leur leur part.Un homme passait un pacte d'alliance avec un autre homme alors qu'il n'y avait aucun lien de parenté entre eux, et l'un héritait de l'autre. Puis, la sourate Al-Anfal a abrogé cela, et Le Très-Haut a dit :
Et les liênés par le sang sont plus proches les uns des autres.
Concernant la parole d'Allah,
“Et à ceux avec qui vos serments ont lié, donnez leur part,”il a dit : Lorsque les Émigrants arrivèrent à Médine, les Auxiliaires héritaient d'eux à l'exclusion de leurs proches parents en raison de la fraternité que le Messager d'Allah (ﷺ) avait établie entre eux. Lorsque ce verset fut révélé :
“Et à tous, Nous avons désigné des ayants droit,”il a dit : Il a abrogé :
“Et à ceux avec qui vos serments ont lié, donnez leur part,”[en tant qu']aide, conseil sincère et assistance, et l'on fait un testament en sa faveur, tandis que l'héritage avait disparu.
J'avais l'habitude de réciter auprès d'Umm Sa'd bint al-Rabi', et elle était orpheline sous la tutelle d'Abû Bakr. Je récitai :
Et à ceux auxquels vos mains droites se sont liées, et elle dit : « Ne récite pas :
Et à ceux auxquels vos mains droites se sont liées, mais plutôt :
Et à ceux auxquels vos mains droites ont conclu un pacte. En effet, cela a été révélé au sujet d'Abû Bakr et de son fils 'Abd al-Rahmân lorsqu'il refusa l'islam, et qu'Abû Bakr jura de ne pas lui donner de part d'héritage. Puis, lorsqu'il embrassa l'islam, Allah le Très-Haut ordonna à Son Prophète (ﷺ) de lui donner sa part. » 'Abd al-Azîz a ajouté : « Il n'a embrassé l'islam qu'après y avoir été contraint par l'épée. »
Abû Dâwûd a dit : « Celui qui a dit 'aqadat en a fait une alliance, et celui qui a dit 'aaqadat en a fait une partie liée par un pacte. Et l'avis correct est le hadith de Talhah : 'aaqadat. »