Muwatta Malik
Hajj
كتاب الحج
Talha ibn Ubaydullah avait l'habitude d'envoyer en avant ses femmes et ses enfants de Muzdalifa à Mina.
Elle voyait Asma bint Abi Bakr à Muzdalifa ordonner à celui qui accomplissait la prière de l'aube pour elle et ses compagnons de l'accomplir pour eux lorsque l'aube se levait ; puis elle montait et se rendait à Mina et ne s'arrêtait pas.
Abdullah ibn Umar faisait avancer sa monture au milieu de Muhassir à environ la distance d'un jet de pierre.
Le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, a dit à Mina : « Ceci est le lieu du sacrifice, et tout Mina est un lieu de sacrifice. »
Et il a dit pendant la ‘umra : « Ceci est le lieu du sacrifice — c’est-à-dire Al-Marwa —, et tous les défilés de La Mecque et ses routes sont un lieu de sacrifice. »
Nous sommes sortis avec le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, alors qu’il restait cinq nuits de Dhu al-Qaʿda, et nous ne pensions qu’il s’agissait du hajj. Lorsque nous approchâmes de La Mecque, le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, ordonna à celui qui n’avait pas de bête à sacrifier avec lui de sortir de l’état de sacralisation lorsqu’il aurait accompli la circumambulation autour de la Maison et le parcours entre Safa et Marwa.
Aïcha dit : Le jour du sacrifice, on nous apporta de la viande de bœuf. Je demandai : Qu’est-ce que cela ? Ils dirent : Le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, a sacrifié pour ses épouses.
Yahya ibn Saʿid dit : Je mentionnai ce hadith à Al-Qasim ibn Muhammad, et il dit : Par Allah, elle te l’a rapporté sous sa forme exacte.
Hafsa, la Mère des croyants, dit au Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix : « Qu'en est-il des gens qui sont sortis de l'ihram alors que toi, tu n'es pas sorti de ta 'umra ? »
Il dit : « J'ai agglutiné les cheveux de ma tête et j'ai marqué mon offrande d'un collier, je ne sortirai donc de l'ihram que lorsque je l'aurai immolée. »
Le Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, immola une partie de ses bêtes de sacrifice, et un autre immola le reste.
Abdullah ibn Umar a dit : « Quiconque fait le vœu d’une badana, qu’il lui suspende deux sandales et la marque, puis qu’il l’égorge auprès de la Maison ou à Mina le jour du sacrifice ; elle n’a pas d’autre lieu d’immolation en dehors de cela. Et quiconque fait le vœu d’une bête à égorger (jazur) parmi les chameaux ou les bovins, qu’il l’égorge où il veut. »
Son père avait l'habitude d'égorger ses chameaux de sacrifice alors qu'ils étaient debout.
Malik dit : « Il n'est permis à personne de se raser la tête avant d'égorger son animal de sacrifice, et il ne convient à personne d'égorger avant l'aube du jour du sacrifice. Toutes les actions du jour du sacrifice sont l'égorgement, le port des vêtements, l'action de se défaire du tafath et le rasage ; rien de cela ne doit être fait avant le jour du sacrifice. »
Le Messager d'Allah, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, a dit : « Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent (la tête). »
Ils dirent : « Et à ceux qui raccourcissent, ô Messager d'Allah. »
Il dit : « Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent. »
Ils dirent : « Et à ceux qui raccourcissent, ô Messager d'Allah. »
Il dit : « Et à ceux qui raccourcissent. »
Son père avait l'habitude d'entrer à La Mecque la nuit alors qu'il accomplissait la umra, et il faisait le tawaf autour de la Maison et entre Safa et Marwa, et il retardait le rasage jusqu'au matin.
Il dit : Mais il ne retournait pas à la Maison pour en faire le tawaf jusqu'à ce qu'il se rase la tête.
Il dit : Parfois il entrait dans la mosquée et y accomplissait la prière du witr, et il n'approchait pas la Maison.
Malik dit : At-Tafath est le rasage des cheveux, le port des vêtements et ce qui s'ensuit.
Yahya dit : On interrogea Malik au sujet d'un homme qui avait oublié le rasage à Mina pendant le hajj : a-t-il une dispense pour se raser à La Mecque ? Il dit : Cela est large, et le rasage à Mina m'est plus cher.
Malik dit : La question sur laquelle il n'y a pas de divergence chez nous est que personne ne rase sa tête ni ne coupe de ses cheveux jusqu'à ce qu'il égorge un hady, s'il en a un avec lui ; et rien de ce qui lui était interdit ne lui devient licite jusqu'à ce qu'il sorte de l'ihram à Mina le jour du sacrifice. Et cela parce qu'Allah, le Béni et Exalté, a dit :
Et ne rasez pas vos têtes jusqu'à ce que l'offrande atteigne son lieu.
Abdullah ibn Umar, lorsqu'il avait terminé le jeûne de Ramadan et qu'il avait l'intention d'accomplir le pèlerinage (hajj), ne prenait rien de ses cheveux ni de sa barbe jusqu'à ce qu'il ait accompli le pèlerinage.
Malik a dit : Cela n'est pas obligatoire pour les gens.
Qu'Abdullah ibn Umar, lorsqu'il se rasait à l'occasion d'un hajj ou d'une umra, prenait de sa barbe et de sa moustache.
Un homme vint à Qasim ibn Muhammad et dit : « J’ai accompli l’ifada et j’ai accompli l’ifada avec ma famille, puis je me suis détourné vers un sentier de montagne et je suis allé m’approcher de ma famille, et elle a dit : “Je n’ai pas encore coupé mes cheveux.” Alors j’ai pris de ses cheveux avec mes dents, puis j’ai eu des rapports avec elle. »
Qasim rit et dit : « Dis-lui de prendre de ses cheveux avec les ciseaux. »
Malik dit : « Dans un cas comme celui-ci, j’aime que du sang soit versé, car Abdullah ibn Abbas a dit : “Quiconque oublie quelque chose de ses rites, qu’il verse du sang.” »
Abdullah ibn Umar rencontra un homme de sa famille appelé Al-Mujabbar, qui avait déjà accompli l'ifada sans s'être rasé la tête ni s'être coupé les cheveux, par ignorance de cela. Abdullah lui ordonna alors de retourner se raser la tête ou se couper les cheveux, puis de revenir à la Maison pour accomplir l'ifada.
Salim ibn Abdullah, lorsqu'il voulait entrer en ihram, faisait venir les ciseaux, coupait sa moustache et prenait de sa barbe avant de monter et avant d'entrer en ihram.
Umar ibn al-Khattab a dit : Celui qui natte les cheveux de sa tête, qu’il se rase la tête, et ne vous assimilez pas au fait de les agglutiner.
Umar ibn al-Khattab a dit : Quiconque noue ses cheveux de la tête, ou les tresse, ou les agglutine, le rasage lui est obligatoire.