Jami' at-Tirmidhi

Le livre sur la salat (prière)

كتاب الصلاة

Chapitre 114

مَا جَاءَ فِي الْقِرَاءَةِ فِي صَلاَةِ الْعِشَاءِ

Jami` at-Tirmidhi 309
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‘Abda ibn ‘Abd Allâh al-Khuzâ‘î al-Basrî nous a rapporté : Zayd ibn al-Hubâb nous a rapporté : Husayn ibn Wâqid nous a rapporté, d’après ‘Abd Allâh ibn Burayda, d’après son père, que le Messager d’Allah ﷺ récitait dans la dernière prière de la nuit « Par le soleil et sa clarté » [Coran 91] et des sourates semblables. Dans ce chapitre, il est aussi rapporté d’après al-Barâ’ ibn ‘Âzib et Anas. Abû ‘Îsâ dit : « Le hadith de Burayda est hasan. » Il a été rapporté que le Prophète ﷺ récita « Par le figuier et l’olivier » [Coran 95] dans la dernière prière de la nuit. ‘Uthmân ibn ‘Affân récitait des sourates moyennes du mufassal, comme al-Munâfiqûn et des sourates semblables. Les Compagnons et les Successeurs récitaient des sourates plus longues ou plus courtes ; le choix leur paraissait donc ouvert. Le meilleur à ce sujet est ce qui est rapporté du Prophète ﷺ : il récita « Par le soleil et sa clarté » et « Par le figuier et l’olivier ».

Jami` at-Tirmidhi 310
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Hannâd nous a rapporté : Abû Mu‘âwiya nous a rapporté, d’après Yahyâ ibn Sa‘îd al-Ansârî, d’après ‘Adî ibn Thâbit, d’après al-Barâ’ ibn ‘Âzib, que le Prophète ﷺ récita « Par le figuier et l’olivier » [Coran 95] dans la dernière prière de la nuit. Abû ‘Îsâ dit : « Ce hadith est hasan sahîh. »

Chapitre 115

مَا جَاءَ فِي الْقِرَاءَةِ خَلْفَ الإِمَامِ

Jami` at-Tirmidhi 311
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Hannâd nous a rapporté : ‘Abda ibn Sulaymân nous a rapporté, d’après Muhammad ibn Ishâq, d’après Makhûl, d’après Mahmûd ibn ar-Rabî‘, d’après ‘Ubâda ibn as-Sâmit, qui dit : « Le Messager d’Allah ﷺ dirigea la prière de l’aube et la récitation lui pesa. Lorsqu’il eut terminé, il dit : “Je vous vois réciter derrière votre imam.” Nous répondîmes : “Oui, par Allah.” Il dit : “Ne le faites pas, sauf pour la Mère du Livre [al-Fâtiha], car il n’y a pas de prière pour celui qui ne la récite pas.” » Dans ce chapitre, il est aussi rapporté d’après Abû Hurayra, ‘Â’isha, Anas, Abû Qatâda et ‘Abd Allâh ibn ‘Amr. Abû ‘Îsâ dit : « Le hadith de ‘Ubâda est hasan. » Az-Zuhrî a rapporté ce hadith de Mahmûd ibn ar-Rabî‘, d’après ‘Ubâda, avec les mots : « Il n’y a pas de prière pour celui qui ne récite pas l’ouverture du Livre [al-Fâtiha]. » Abû ‘Îsâ dit : « Cette version est plus authentique. » La majorité des savants parmi les Compagnons et les Successeurs mettent en pratique ce hadith concernant la récitation derrière l’imam. C’est l’avis de Mâlik ibn Anas, Ibn al-Mubârak, ash-Shâfi‘î, Ahmad et Ishâq : ils estiment que l’on récite derrière l’imam.

Chapitre 116

مَا جَاءَ فِي تَرْكِ الْقِرَاءَةِ خَلْفَ الإِمَامِ إِذَا جَهَرَ الإِمَامُ بِالْقِرَاءَةِ

Jami` at-Tirmidhi 312
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Al-Ansârî nous a rapporté : Ma‘n nous a rapporté : Mâlik ibn Anas nous a rapporté, d’après Ibn Shihâb, d’après Ibn Ukayma al-Laythî, d’après Abû Hurayra, que le Messager d’Allah ﷺ, après une prière où il avait récité à voix haute, demanda : « L’un de vous a-t-il récité avec moi tout à l’heure ? » Un homme répondit : « Oui, ô Messager d’Allah. » Il dit : « Je me disais : pourquoi me dispute-t-on la récitation du Coran ? » Après avoir entendu cela, les gens cessèrent de réciter avec le Messager d’Allah ﷺ dans les prières où il récitait à voix haute. Dans ce chapitre, il est aussi rapporté d’après Ibn Mas‘ûd, ‘Imrân ibn Husayn et Jâbir ibn ‘Abd Allâh. Abû ‘Îsâ dit : « Ce hadith est hasan. » Ibn Ukayma al-Laythî s’appelait ‘Umâra ; on dit aussi ‘Amr ibn Ukayma. Certains transmetteurs d’az-Zuhrî ont rapporté cette phrase : « Les gens cessèrent de réciter lorsqu’ils l’entendirent du Messager d’Allah ﷺ. » Ce hadith ne contredit pas ceux qui estiment qu’il faut réciter derrière l’imam : Abû Hurayra, qui rapporte ce hadith, rapporte aussi du Prophète ﷺ : « La prière de celui qui n’y récite pas la Mère du Livre est déficiente, déficiente et incomplète. » À celui qui lui dit qu’il se trouvait parfois derrière l’imam, il répondit : « Récite-la en toi-même. » Abû ‘Uthmân an-Nahdî rapporte également qu’Abû Hurayra lui demanda de proclamer que la prière n’est valable qu’avec la récitation de l’ouverture du Livre. La plupart des traditionnistes préféraient ne pas réciter lorsque l’imam récitait à voix haute et conseillaient de profiter de ses pauses. Les savants ont divergé : la majorité des Compagnons, des Successeurs et de ceux qui les suivirent estime qu’il faut réciter derrière l’imam ; c’est l’avis de Mâlik, Ibn al-Mubârak, ash-Shâfi‘î, Ahmad et Ishâq. Ibn al-Mubârak disait qu’il récitait derrière l’imam, comme les gens, à l’exception de certains Kûfiens, et estimait valide la prière de celui qui ne récite pas. D’autres savants insistaient pour que la Fâtiha soit récitée dans tous les cas, seul ou derrière l’imam, en s’appuyant sur le hadith de ‘Ubâda ibn as-Sâmit. Après la mort du Prophète ﷺ, ‘Ubâda récitait derrière l’imam et interprétait ainsi la parole : « Il n’y a pas de prière sans la récitation de l’ouverture du Livre. » C’est l’avis d’ash-Shâfi‘î, d’Ishâq et d’autres. Ahmad ibn Hanbal interprétait la parole « Il n’y a pas de prière pour celui qui ne récite pas l’ouverture du Livre » comme visant celui qui prie seul. Il s’appuyait sur le hadith de Jâbir ibn ‘Abd Allâh : « Celui qui accomplit une unité de prière sans réciter la Mère du Livre n’a pas prié, sauf s’il est derrière l’imam. » Ahmad expliquait qu’un Compagnon avait ainsi interprété cette parole comme concernant celui qui prie seul. Malgré cela, Ahmad préférait que l’on récite derrière l’imam et que l’on ne délaisse pas la Fâtiha.

Jami` at-Tirmidhi 313
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Ishâq ibn Mûsâ al-Ansârî nous a rapporté : Ma‘n nous a rapporté : Mâlik nous a rapporté, d’après Abû Nu‘aym Wahb ibn Kaysân, qui a entendu Jâbir ibn ‘Abd Allâh dire : « Celui qui accomplit une unité de prière sans y réciter la Mère du Livre n’a pas prié, sauf s’il se trouve derrière l’imam. » Abû ‘Îsâ dit : « Ce hadith est hasan sahîh. »

Chapitre 117

مَا جَاءَ مَا يَقُولُ عِنْدَ دُخُولِ الْمَسْجِدِ

Jami` at-Tirmidhi 314
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‘Alî ibn Hujr nous a rapporté : Ismâ‘îl ibn Ibrâhîm nous a rapporté, d’après Layth, d’après ‘Abd Allâh ibn al-Hasan, d’après sa mère Fâtima bint al-Husayn, d’après sa grand-mère Fâtima al-Kubrâ, qui dit : « Lorsque le Messager d’Allah ﷺ entrait dans la mosquée, il invoquait la bénédiction et la paix sur Muhammad et disait : “Seigneur, pardonne-moi mes péchés et ouvre-moi les portes de Ta miséricorde.” Lorsqu’il en sortait, il invoquait la bénédiction et la paix sur Muhammad et disait : “Seigneur, pardonne-moi mes péchés et ouvre-moi les portes de Ta grâce.” »

Jami` at-Tirmidhi 315
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‘Alî ibn Hujr a dit : Ismâ‘îl ibn Ibrâhîm a dit : « J’ai rencontré ‘Abd Allâh ibn al-Hasan à La Mecque et l’ai interrogé sur ce hadith. Il me l’a rapporté ainsi : “Lorsqu’il entrait, il disait : Seigneur, ouvre-moi la porte de Ta miséricorde ; et lorsqu’il sortait, il disait : Seigneur, ouvre-moi la porte de Ta grâce.” » Dans ce chapitre, il est aussi rapporté d’après Abû Humayd, Abû Usayd et Abû Hurayra. Abû ‘Îsâ dit : « Le hadith de Fâtima est hasan, mais sa chaîne n’est pas continue. Fâtima bint al-Husayn n’a pas rencontré Fâtima al-Kubrâ ; cette dernière n’a vécu que quelques mois après le Prophète ﷺ. »

Chapitre 118

مَا جَاءَ إِذَا دَخَلَ أَحَدُكُمُ الْمَسْجِدَ فَلْيَرْكَعْ رَكْعَتَيْنِ

Jami` at-Tirmidhi 316
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Qutayba ibn Sa‘îd nous a rapporté : Mâlik ibn Anas nous a rapporté, d’après ‘Âmir ibn ‘Abd Allâh ibn az-Zubayr, d’après ‘Amr ibn Sulaym az-Zuraqî, d’après Abû Qatâda, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’un de vous entre dans la mosquée, qu’il accomplisse deux unités de prière avant de s’asseoir. » Dans ce chapitre, il est aussi rapporté d’après Jâbir, Abû Umâma, Abû Hurayra, Abû Dharr et Ka‘b ibn Mâlik. Abû ‘Îsâ dit : « Le hadith d’Abû Qatâda est hasan sahîh. » Muhammad ibn ‘Ajlân et d’autres l’ont rapporté d’après ‘Âmir dans une version semblable à celle de Mâlik. Suhayl ibn Abî Sâlih l’a rapporté de ‘Âmir, d’après ‘Amr, d’après Jâbir ibn ‘Abd Allâh, mais cette version n’est pas préservée ; la version authentique est celle d’Abû Qatâda. Nos savants recommandent à celui qui entre dans la mosquée de ne pas s’asseoir avant d’avoir prié deux unités, sauf excuse. ‘Alî ibn al-Madînî a dit que la transmission de Suhayl était erronée ; Ishâq ibn Ibrâhîm me l’a rapporté de lui.

Chapitre 119

مَا جَاءَ أَنَّ الأَرْضَ كُلَّهَا مَسْجِدٌ إِلاَّ الْمَقْبُرَةَ وَالْحَمَّامَ

Jami` at-Tirmidhi 317
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Ibn Abî ‘Umar et Abû ‘Ammâr al-Husayn ibn Hurayth al-Marwazî nous ont rapporté : ‘Abd al-‘Azîz ibn Muhammad nous a rapporté, d’après ‘Amr ibn Yahyâ, d’après son père, d’après Abû Sa‘îd al-Khudrî, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Toute la terre est un lieu de prière, sauf le cimetière et les bains publics. » Dans ce chapitre, il est aussi rapporté d’après ‘Alî, ‘Abd Allâh ibn ‘Amr, Abû Hurayra, Jâbir, Ibn ‘Abbâs, Hudhayfa, Anas, Abû Umâma et Abû Dharr qu’ils ont rapporté du Prophète ﷺ : « La terre m’a été rendue lieu de prière et purifiante. » Abû ‘Îsâ explique que ‘Abd al-‘Azîz ibn Muhammad a transmis le hadith d’Abû Sa‘îd de deux façons, certaines avec la mention d’Abû Sa‘îd et d’autres sans elle ; la transmission est donc perturbée. Sufyân ath-Thawrî l’a rapporté de ‘Amr ibn Yahyâ, d’après son père, directement du Prophète ﷺ, comme hadith mursal. Hammâd ibn Salama l’a rapporté avec Abû Sa‘îd dans la chaîne. Muhammad ibn Ishâq l’a rapporté de ‘Amr ibn Yahyâ, d’après son père, en précisant que la plupart de ses transmissions passaient par Abû Sa‘îd, sans toutefois le mentionner ici. La transmission de Sufyân ath-Thawrî, mursal, est la plus établie et la plus authentique.

Chapitre 120

مَا جَاءَ فِي فَضْلِ بُنْيَانِ الْمَسْجِدِ

Jami` at-Tirmidhi 318
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Bundâr nous a rapporté : Abû Bakr al-Hanafî nous a rapporté : ‘Abd al-Hamîd ibn Ja‘far nous a rapporté, d’après son père, d’après Mahmûd ibn Labîd, d’après ‘Uthmân ibn ‘Affân, qui dit : « J’ai entendu le Prophète ﷺ dire : “Quiconque construit une mosquée pour Allah, Allah lui en bâtira une semblable au Paradis.” » Dans ce chapitre, il est aussi rapporté d’après Abû Bakr, ‘Umar, ‘Alî, ‘Abd Allâh ibn ‘Amr, Anas, Ibn ‘Abbâs, ‘Â’isha, Umm Habîba, Abû Dharr, ‘Amr ibn ‘Abasa, Wâthila ibn al-Asqa‘, Abû Hurayra et Jâbir ibn ‘Abd Allâh. Abû ‘Îsâ dit : « Le hadith de ‘Uthmân est hasan sahîh. » Mahmûd ibn Labîd a connu le Prophète ﷺ, et Mahmûd ibn ar-Rabî‘ l’a vu ; tous deux étaient de jeunes Médinois.

Jami` at-Tirmidhi 319
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Il a été rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque construit pour Allah une mosquée, petite ou grande, Allah lui bâtira une maison au Paradis. » Qutayba nous a rapporté cela : Nûh ibn Qays nous a rapporté, d’après ‘Abd ar-Rahmân, affranchi de Qays, d’après Ziyâd an-Numayrî, d’après Anas, du Prophète ﷺ.

Chapitre 121

مَا جَاءَ فِي كَرَاهِيَةِ أَنْ يَتَّخِذَ عَلَى الْقَبْرِ مَسْجِدًا

Jami` at-Tirmidhi 320
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Qutayba nous a rapporté : ‘Abd al-Wârith ibn Sa‘îd nous a rapporté, d’après Muhammad ibn Juhâda, d’après Abû Sâlih, d’après Ibn ‘Abbâs, qui a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a maudit les femmes qui visitent les tombes, ceux qui y prennent des mosquées et ceux qui y allument des lampes. » Dans ce chapitre, il est aussi rapporté d’après Abû Hurayra et ‘Â’isha. Abû ‘Îsâ dit : « Le hadith d’Ibn ‘Abbâs est hasan. » Ce Abû Sâlih était l’affranchi d’Umm Hâni’ bint Abî Tâlib ; son nom était Bâdhân, et on dit aussi Bâdhâm.

Chapitre 122

مَا جَاءَ فِي النَّوْمِ فِي الْمَسْجِدِ

Jami` at-Tirmidhi 321
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Mahmûd ibn Ghaylân nous a rapporté : ‘Abd ar-Razzâq nous a rapporté : Ma‘mar nous a informés, d’après az-Zuhrî, d’après Sâlim, d’après Ibn ‘Umar, qui dit : « À l’époque du Messager d’Allah ﷺ, nous dormions dans la mosquée alors que nous étions de jeunes hommes. » Abû ‘Îsâ dit : « Le hadith d’Ibn ‘Umar est hasan sahîh. » Certains savants ont permis de dormir dans la mosquée. Ibn ‘Abbâs disait : « Qu’on n’en fasse ni un lieu où l’on réside ni un endroit où l’on fait la sieste. » Certains savants ont adopté l’avis d’Ibn ‘Abbâs.

Chapitre 123

مَا جَاءَ فِي كَرَاهِيَةِ الْبَيْعِ وَالشِّرَاءِ وَإِنْشَادِ الضَّالَّةِ وَالشِّعْرِ فِي الْمَسْجِدِ

Jami` at-Tirmidhi 322
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Qutayba nous a rapporté : al-Layth nous a rapporté, d’après Ibn ‘Ajlân, d’après ‘Amr ibn Shu‘ayb, d’après son père, d’après son grand-père, d’après le Messager d’Allah ﷺ, qui a interdit de réciter des poèmes dans la mosquée, d’y acheter ou vendre, et de s’y réunir en cercle le vendredi avant la prière. Dans ce chapitre, il est aussi rapporté d’après Burayda, Jâbir et Anas. Abû ‘Îsâ dit : « Le hadith de ‘Abd Allâh ibn ‘Amr ibn al-‘Âs est hasan. » ‘Amr ibn Shu‘ayb est le fils de Muhammad ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Amr ibn al-‘Âs. Muhammad ibn Ismâ‘îl dit : « J’ai vu Ahmad, Ishâq et d’autres se servir comme preuve du hadith de ‘Amr ibn Shu‘ayb. » Muhammad ajouta que Shu‘ayb ibn Muhammad avait entendu son grand-père ‘Abd Allâh ibn ‘Amr. Abû ‘Îsâ explique que ceux qui critiquaient les hadiths de ‘Amr ibn Shu‘ayb les affaiblissaient parce qu’il transmettait à partir du recueil de son grand-père, comme s’ils pensaient qu’il ne les avait pas entendus directement de lui. ‘Alî ibn ‘Abd Allâh rapporte que Yahyâ ibn Sa‘îd jugeait faible le hadith de ‘Amr ibn Shu‘ayb. Certains savants, dont Ahmad et Ishâq, réprouvaient les ventes dans la mosquée ; une permission a toutefois été rapportée de certains Successeurs. Plusieurs hadiths rapportent aussi une permission de réciter des poèmes dans la mosquée.

Chapitre 124

مَا جَاءَ فِي الْمَسْجِدِ الَّذِي أُسِّسَ عَلَى التَّقْوَى

Jami` at-Tirmidhi 323
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Qutayba nous a rapporté : Hâtim ibn Ismâ‘îl nous a rapporté, d’après Unays ibn Abî Yahyâ, d’après son père, d’après Abû Sa‘îd al-Khudrî, qui dit : « Un homme des Banû Khudra et un homme des Banû ‘Amr ibn ‘Awf divergèrent au sujet de la mosquée fondée sur la piété. L’homme des Banû Khudra disait : “C’est la mosquée du Messager d’Allah ﷺ.” L’autre disait : “C’est la mosquée de Qubâ’.” Ils interrogèrent le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet. Il répondit : “C’est celle-ci” — c’est-à-dire sa mosquée — “et il s’y trouve un grand bien.” » Abû ‘Îsâ dit : « Ce hadith est hasan sahîh. » Abû Bakr nous a rapporté qu’il avait interrogé Yahyâ ibn Sa‘îd sur Muhammad ibn Abî Yahyâ al-Aslamî, qui répondit qu’il n’y avait rien à lui reprocher et que son frère Unays ibn Abî Yahyâ était plus fiable que lui.

Chapitre 125

مَا جَاءَ فِي الصَّلاَةِ فِي مَسْجِدِ قُبَاءٍ

Jami` at-Tirmidhi 324
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Muhammad ibn al-‘Alâ’ Abû Kurayb et Sufyân ibn Wakî‘ nous ont rapporté : Abû Usâma nous a rapporté, d’après ‘Abd al-Hamîd ibn Ja‘far, qui a dit : Abû al-Abrad, affranchi des Banû Khatma, nous a rapporté avoir entendu Usayd ibn Zuhayr al-Ansârî, l’un des Compagnons du Prophète ﷺ, rapporter que le Prophète ﷺ a dit : « Une prière à la mosquée de Qubâ’ équivaut à une ‘umra. » Dans ce chapitre, il est aussi rapporté d’après Sahl ibn Hunayf. Abû ‘Îsâ dit : « Le hadith d’Usayd est hasan gharîb. Nous ne connaissons d’Usayd ibn Zuhayr aucun autre hadith authentique que celui-ci et ne le connaissons que par la transmission d’Abû Usâma, d’après ‘Abd al-Hamîd ibn Ja‘far. » Abû al-Abrad s’appelait Ziyâd et était médinois.

Chapitre 126

مَا جَاءَ فِي أَىِّ الْمَسَاجِدِ أَفْضَلُ

Jami` at-Tirmidhi 325
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Al-Ansârî nous a rapporté : Ma‘n nous a rapporté : Mâlik nous a rapporté. Qutayba nous a également rapporté, d’après Mâlik, d’après Zayd ibn Rabâh et ‘Ubayd Allâh ibn Abî ‘Abd Allâh al-Agharr, d’après Abû ‘Abd Allâh al-Agharr, d’après Abû Hurayra, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Une prière dans cette mosquée qui est la mienne vaut mieux que mille prières dans toute autre mosquée, à l’exception de la Mosquée sacrée. » Abû ‘Îsâ note que Qutayba ne mentionne pas ‘Ubayd Allâh dans sa chaîne, mais seulement Zayd ibn Rabâh, d’après Abû ‘Abd Allâh al-Agharr, d’après Abû Hurayra. Il dit : « Ce hadith est hasan sahîh. » Abû ‘Abd Allâh al-Agharr s’appelait Salmân. Ce hadith a aussi été rapporté d’après Abû Hurayra par plusieurs voies. Dans ce chapitre, il est également rapporté d’après ‘Alî, Maymûna, Abû Sa‘îd, Jubayr ibn Mut‘im, Ibn ‘Umar, ‘Abd Allâh ibn az-Zubayr et Abû Dharr.

Jami` at-Tirmidhi 326
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Ibn Abî ‘Umar nous a rapporté : Sufyân ibn ‘Uyayna nous a rapporté, d’après ‘Abd al-Malik ibn ‘Umayr, d’après Qaza‘a, d’après Abû Sa‘îd al-Khudrî, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On ne se met en voyage que vers trois mosquées : la Mosquée sacrée, ma mosquée que voici et la mosquée al-Aqsâ. » Abû ‘Îsâ dit : « Ce hadith est hasan sahîh. »

Chapitre 127

مَا جَاءَ فِي الْمَشْىِ إِلَى الْمَسْجِدِ

Jami` at-Tirmidhi 327
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Muhammad ibn ‘Abd al-Malik ibn Abî ash-Shawârib nous a rapporté : Yazîd ibn Zuray‘ nous a rapporté : Ma‘mar nous a rapporté, d’après az-Zuhrî, d’après Abû Salama, d’après Abû Hurayra, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque l’appel à la prière est lancé, ne vous y rendez pas en courant ; venez en marchant, avec calme. Accomplissez ce que vous rattrapez et complétez ce que vous avez manqué. » Dans ce chapitre, il est aussi rapporté d’après Abû Qatâda, Ubayy ibn Ka‘b, Abû Sa‘îd, Zayd ibn Thâbit, Jâbir et Anas. Abû ‘Îsâ dit que les savants ont divergé : certains jugeaient qu’il fallait accélérer si l’on craignait de manquer le premier takbîr, et il est rapporté que certains trottinaient vers la prière. D’autres réprouvaient la précipitation et préféraient une marche lente et digne. C’est l’avis d’Ahmad et d’Ishâq ; tous deux disent que l’on doit suivre le hadith d’Abû Hurayra. Ishâq ajouta que si l’on craint de manquer le premier takbîr, il n’y a pas de mal à accélérer un peu le pas.

Jami` at-Tirmidhi 328
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Al-Hasan ibn ‘Alî al-Khallâl nous a rapporté : ‘Abd ar-Razzâq nous a rapporté : Ma‘mar nous a informés, d’après az-Zuhrî, d’après Sa‘îd ibn al-Musayyib, d’après Abû Hurayra, d’après le Prophète ﷺ, un récit semblable par le sens à celui d’Abû Salama d’après Abû Hurayra. ‘Abd ar-Razzâq l’a ainsi rapporté de Sa‘îd ibn al-Musayyib, d’après Abû Hurayra, d’après le Prophète ﷺ. Cette transmission est plus correcte que celle de Yazîd ibn Zuray‘.